Pour Ehrenberg, les souffrances dites psychosociales sont rassemblées sous le terme « malaise » par des discours critiquant la société contemporaine comme moins sociale, plus « individualiste ». L’auteur propose de prendre en compte cette peur comme un « trait » de nos sociétés, mais de la dépasser dans une démarche de sociologie de l’individualisme. Pour lui, ces critiques sont précisément individualistes. Il différencie un travail sur les individus, c’est-à-dire une « sociologie des individus », d’une « sociologie individualiste » qui ne parvient à concevoir l’individu que dans un antagonisme qui l’oppose à la société. Et il rappelle que le personnel n’est pas le psychologique, ni le privé et que « ce n’est pas parce que la vie humaine apparaît plus personnelle aujourd’hui qu’elle est moins sociale, moins politique ou moins institutionnelle. Elle l’est autrement » (Ehrenberg 2010, p. 15). Il critique ainsi la confusion qui règne selon lui dans les sciences sociales sur les règles gouvernant dans toute société la part de l’impersonnel et du personnel : « Il n’y a du personnel et du subjectif que parce qu’il y a d’abord un monde de significations impersonnelles cohérentes sans lesquelles la subjectivité serait tout simplement inarticulable » (Ehrenberg 2010, pp. 15-16). La première hypothèse de l’auteur est ainsi que ce à quoi nous assistons n’est donc pas la croissance d’un pôle « individu » versus un pôle « société » mais des transformations dans les règles sociales et l’esprit des institutions avec l’apparition de nouveaux idéaux de l’action, qui donnent une valeur nouvelle à l’autonomie.
« La dépression se manifeste par une humeur triste, une perte d’intérêt pour toute activité et une baisse de l’énergie. Les autres symptômes sont une diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi, une culpabilité injustifiée, des idées de mort et de suicide, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil et une perte d’appétit. La dépression peut aussi s’accompagner de symptômes somatiques. », OMS, 2001.

Ce livre n’hésite pas à prendre à rebrousse-poil les grandes tendances qui dominent les recherches […]. Je vise les approches dites « naturalistes » en psychiatrie [la psychopathologie cognitive en est le cas central, qui fonde les maladies mentales dans des dysfonctionnements du cerveau des individus] et les approches dites « constructionnistes » [qui se résument en pratique à une théorie du contrôle social via la médicalisation des troubles mentaux, y compris dans ce qu’ils ont de plus subjectif]. Comment ce livre entend s’extraire de ce faux débat, et pourquoi il le juge faux et égarant, c’est ce qu’on va découvrir (Castel 2009, p. 8-9).


Pour la psychiatrie organiciste, la psychanalyse est un produit de l'imagination de Freud et de ses successeurs. En effet, selon les travaux des « Freud scholars », ce dernier, depuis ses débuts jusqu'à la fin de sa vie, n'aurait jamais admis de témoin indépendant dans son cabinet (au contraire de certains de ses plus éminents premiers modèles tels Charcot) ni de contrôle extra-clinique et reproductible de ses théories, en rejetant de manière explicite la méthode expérimentale, dans une réponse à Rosenzweig85.
Que l’affection mélancolique repose sur un fonds de représentations lacunaire, autrement dit sur des manques ou plutôt des « blancs » – désignons-les ainsi pour le moment –, renvoie à deux questions essentielles auxquelles nous allons tenter de répondre maintenant, à savoir, d’une part : de quelle nature peuvent bien être ces insuffisances inscrites dans le champ des représentations pour qu’elles apparaissent...
Dans toutes ces situations, il est indispensable de recourir à une aide professionnelle spécialisée pour éviter les troubles psychiques post-traumatiques. Il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel de santé mentale dans le secteur public (CHU, hôpitaux militaires, centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie, centres de soins médico-psychologiques ou centres municipaux de santé), le secteur privé participant au service public ou le secteur privé libéral (cabinet libéral, clinique privée, etc.). Des consultations spécialisées existent pour les troubles psychiques post-traumatiques dites « consultations de psychotraumatisme et/ou de victimologie ».
Frank Cioffi, professeur à l’Université de Princeton, s’oppose aux arguments conjugués de Karl Popper et d’Adolf Grünbaum. Selon lui, d’une part, l’histoire des sciences regorge d’exemples de scientifiques qui n’ont pas été découragés par d’apparentes infirmations de leurs théories (rejoignant ainsi le point de vue d’Imre Lakatos, selon lequel un programme de recherche scientifique se développerait toujours dans un « océan d’anomalies »41), et d’autre part, il évoque l’exemple de l’astrologie attirant toujours autant d’adeptes en dépit du fait qu’elle aurait été « mille fois réfutée »42. En conséquence, le seul critère de scientificité valide, selon Cioffi, serait « la mauvaise foi – le silence observé sur les réfutations, l’invocation de confirmations imaginaires, la manipulation des données, voire le mensonge pur et simple »42. Pour Cioffi, la psychanalyse est donc une pseudo-science, « parce que c’est une théorie de mauvaise foi » laquelle ferait des psychanalystes des « acrobates de la pensée ne tenant aucun compte des réfutations éclatantes qui leur sont opposées », cette mauvaise foi n’étant « le symptôme que d’un cynisme prêt à tout justifier pour préserver la cause »43.
Par exemple, si vous utilisez un sort d'amour et vous souhaitez obtenir l'amour de quelqu'un que vous connaissez, vous pouvez inscrit vos initiales et leurs initiales sur la bougie, ou vous pouvez même utiliser le nom complet de l'quarent et vous-même. Vous pouvez ajouter les noms le long du côté des symboles qui représentent l'amour ainsi, comme un cœur ou des symboles, même anciens de l'amour comme le symbole de l'amour Reiki.
À propos de celui-ci, il déclare : « Dans les groupes où je suis psychiatre, c’est à moi, en vertu de ma position, qu’est conféré le droit d’établir les règles de procédure. J’en profite pour n’établir aucune règle et ne pas présenter d’ordre du jour. » Face à des soldats traumatisés par la guerre, Bion, contrairement à Foulkes (qui mènera des thérapies de groupe en parallèle dans le même hôpital), se centrera essentiellement sur le groupe, délaissant apparemment les névroses individuelles pour s’attaquer à la névrose de groupe (Brown, 1985), intronisée substitut de l’ennemi militaire, en quelque sorte, invitant donc les participants à explorer la pathologie sociale (Hinshelwood, 2009). Comme le résume Manie Sher, « Bion travaille constamment avec le paradoxe du groupe perturbé se traitant lui-même » (Sher, 2003, p.?131). Son attitude est souvent assimilée à celle d’un shaman, son travail, tel que le présente Eric Trist (qui l’a bien connu), étant uniquement centré sur le transfert (Pines, 2009, p. 10) et l’ici et maintenant, comme l’atteste la célèbre injonction « sans souvenir ni désir » (without memory or desire) qu’il s’adresse à lui-même (et que reprendront nombre de ses disciples) en tant que responsable et analyste de groupe. Voilà qui était de nature à désarçonner des participants habitués à une stricte hiérarchie et des règles précises. La faible clarté des objectifs poursuivis se faisait d’ailleurs sentir au sein de l’hôpital militaire de Northfield, où, à propos de l’expérience de réadaptation menée avec Rickman, tout le monde supposait que le « but était, soit de renvoyer les sujets sur le champ de bataille, soit, au contraire, d’aider tous ces tire-au-flanc à persévérer dans leur conduite », comme le note Bion lui-même (Bion, 1965, p. 41).
C’est une technique que Pichon-Rivière créa en 1946. Alors responsable du service d’adolescents de l’hôpital neuropsychiatrique pour hommes de Buenos Aires, la démission (ou la mise à pied ?) soudaine de l’ensemble du personnel infirmier le conduisit à transformer les patients de son service en « opérateurs » à travers un processus de formation en groupe, qui l’aida à construire sa théorie des groupes ainsi que sa technique, utilisée depuis, non seulement pour la formation de psychologues mais aussi pour celle des « leaders », ainsi que pour le travail théâtral (mise en scène et interprétation), par exemple.
Une fois ces deux distinctions effectuées entre déterminisme prima faciae et déterminisme post faciae, l'on peut encore identifier deux autres distinctions pour chacune des précédentes. On aurait, d'une part, un déterminisme prima faciae absolu, et le même déterminisme dans une version relative, et, d'autre part, un déterminisme post-faciae absolu, et ce même déterminisme dans sa version relative.
La naissance convoque un regroupement familial afin de venir témoigner de la réalité d’un nouveau venu. Ce dernier vient déstabiliser l’homéostasie du groupe, car il représente d’une part, malgré toute la technologie médicale, un risque de mort et de souffrance pour la mère ou pour lui-même, si l’accouchement se passe mal?; et d’autre part il met en exergue l’existence des absents et des ruptures fréquentes de relations dans les familles «?décomposées et recomposées?».
Dans cette précédente citation, on remarque, une fois encore, comment Freud exclu de la « vie psychique », toute possibilité d'arbitraire (c'est-à-dire, pour lui, de quelque chose de soumis au contrôle du libre-arbitre, donc de la conscience), et de fortuit, (c'est-à-dire, le hasard). Mais en excluant de façon aussi explicite (et répétée dans son œuvre) le hasard au niveau d'une causalité inconsciente, Freud exclu aussi, logiquement, toute erreur de calcul que puisse faire l'inconscient, dans les déterminations qu'il imposerait à la « vie psychique ». Et ceci implique à son tour, qu'il soit également exclu tout comportement, tout fait, toute imprécision, aussi infinitésimaux soient-ils, dans ce qui pourrait constituer les déterminants de cette « vie psychique ». Ce sont de telles implications logiques, issues en droite ligne du déterminisme prôné par Sigmund Freud, qui en font un déterminisme plus laplacien encore que ne le fut celui de Laplace lui-même. Cette version du déterminisme, est entièrement réfutée par Karl Popper.

Malgré toutes ces critiques, les avis demeurent toujours sujets à controverse sur le problème de la scientificité de la doctrine freudienne, et des psychanalystes comme Daniel Widlöcher (ancien président de l'IPA), pensent même que rien ne s'oppose à ce que la psychanalyse soit la science de la subjectivité opérant dans son laboratoire : l'analyse des associations libres des patients.
Ainsi les sensations corporelles prennent valeur de signifiant puisqu’elles sont déjà interprétées par l’appareil psychique de la mère, mais aussi dans le contexte culturel du groupe. Ce qui accueille le soma de l’infans, c’est déjà le discours historique du groupe familial qui selon l’idéologie dominante proposera d’abord une affiliation du corps de l’enfant (Cuynet P., 2001), pour ensuite, si tout se passe bien, une filiation avec reconnaissance de son bon droit d’avoir une place au sein de cette famille-là.

The restlessness of the Gemini Moon gives way to an instinctive need for peace and quiet. Feelings of belonging and safety are what motivate us under this influence. The Moon feels right at home in the sign of Cancer, as it rules the sign. This Moon position has much healing potential. Although insular by nature, our feelings run deep, making it an ideal time to get in touch with what motivates us.

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