«VL’hypnose n’est pas un état de sommeil et la personne ne perd pas contact avec la réalité extérieure. l’origine du mot vient, en réalité, de diverses fausses interprétations. En grec, « Hupnos » signifie sommeil et avait été défini de cette façon : « L’hypnose est un état de sommeil pendant lequel le sujet hypnotisé perd toute conscience et toute volonté. L’hypnotiseur se sert de son regard, sa voix ou encore du fluide émanant de ses mains. »..(...)»

[2] On sait maintenant que le phénomène des homeless a démarré aux Etats-Unis dix ans avant la désinstitutionnalisation psychiatrique ; la prévalence des troubles mentaux  chez les SDF va de 16 à 97% selon les études avec de nombreux biais ; cf. J.-P. Vignat « Projet de recherche intégré à la mise en place d’une équipe interface SDF sur la ville de Lyon », Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale, 1997, N° 9, 64- 73.
Les questions la vie nous puzzle tous et de temps en temps nous nous demandons s’il y a des réponses à trouver pour nous progresser sur la bonne voie pour nous amener à nos désirs et objectifs. A la recherche de ces réponses peut impliquer beaucoup de réflexion et la conscience de soi et parfois il peut impliquer les compétences et les capacités des autres.
Les divers troubles relevant du « handicap psychique »  se situent au troisième rang des maladies les plus fréquentes, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Elles concernent toutes les populations, sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social. Elles peuvent détériorer considérablement la qualité de vie de la personne concernée, ainsi que celle de ses proches.
Il y a beaucoup de conflits et défis auxquels sont confrontés les gens dans ce monde. A part Les conflits et les défis , on est toujours dans une quête pour trouver des réponses spirituelles et psychiques à des problèmes existentiels de la vie. La tentation de chercher une meilleure façon de vivre et de résoudre ses problèmes sur terre aurait avoir causé l'émergence des voyants.
De telles capacités sont-elles difficiles à acquérir ? La réponse de Bion est surprenante : « La coopération dans les groupes de travail, la participation ne serait possible qu’à des individus disposant de plusieurs années de formation et d’une capacité d’expérience qui leur a permis de se développer mentalement » (cité par French et Simpson, 2010, p.?1865). Ce n’est, bien entendu, pas notre avis. L’affirmation de Bion me semble liée, précisément, à sa conception des groupes de travail. En effet, dès lors qu’une activité et un objectif commun sont partagés, il semble que les participants soient souvent capables de s’articuler rapidement et de façon surprenante sans, pour autant, que leurs expériences antérieures ni même une formation quelconque les y prédisposent. Pour comprendre ce genre de phénomène sur le plan émotionnel et énergétique, les propositions d’Ophélia Avron (2012) d’une « pulsion d’interliaison », d’un processus primaire d’« émotionnalité participative rythmique » me semblent les plus éclairantes. Sur le plan du « réel », ajoutons que l’activité partagée joue le rôle de « médiat » et offre ainsi une base de sécurité de nature à assouplir les systèmes défensifs. C’est, en tous les cas, ce que mettent en lumière les dispositifs de formation et d’intervention qui l’ont compris.
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Par messagerie, les motifs d’appel sont un peu différents. Les personnes qui demandent de l’aide auprès de S.O.S. Amitié via ce nouvel outil se plaignent majoritairement d’une souffrance psychique et de problèmes relationnels, mais moins de solitude. En revanche, ils évoquent plus souvent le suicide. Même constat par « chat » où la violence physique et morale représente aussi 15 % des appels, contre 6,3 % par téléphone.

Pourtant, dans certains pays comme la France, les théories psychanalytiques sont employées dans des hôpitaux pour diagnostiquer et traiter les maladies mentales et les troubles envahissants du développement, ce qui conduit à des prises en charge inefficaces et inadaptées, en contradiction avec les recommandations de l'OMS et de la Haute Autorité Sanitaire, notamment concernant l'autisme, considéré comme une psychose infantile par la psychanalyse107 et non comme un syndrome neurologique.[réf. insuffisante]
Si les débordements comportementaux des plus jeunes inquiètent les adultes (c’est le motif de consultation le plus fréquent en pédo-psychiatrie), ils ne correspondent pas forcément un trouble du comportement en tant que tel. Et s’il existe des réponses thérapeutiques, elles ne sont pas univoques, et elles peuvent être proposées en dehors de la reconnaissance d’un trouble du comportement.
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Pour Daniel Widlöchern 3, la psychanalyse s'inscrirait dans un mouvement d'une « psychologie scientifique de la subjectivité » ; celui-ci croit en la possibilité de fonder scientifiquement la psychanalyse, dont le champ d'investigation se situerait à un niveau « intermédiaire » « où l'on étudie des mécanismes de pensée complexes, qui sont liés au niveau intentionnel de la pensée et non au niveau syntagmatique ou au niveau causaliste minimal. » En conséquence, Widlöcher estime que la polémique entre sciences cognitives et psychanalyse où les premières contestent à la seconde sa validité n'a pas lieu d'être et est même « une absurdité ». Il affirme qu'avec la psychanalyse « on a là une science de la complexité de l'action humaine », dont la méthode est essentiellement fondée sur l'association libre34.


Qu’est-ce qu’une lecture psychique psychique ReadingA est un terme plus approprié pour ce qui était autrefois connu comme la cartomancie. Elle implique l’engagement des capacités de quelqu’un qui est en phase avec le monde qui les entoure et les mondes au-delà celui-ci afin de découvrir ce qui se passe dans sa vie et ce que les énergies sont entourant une personne.
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Par l’épreuve projective du dessin familial d’une maison imaginaire, que nous nommons spatiographie familiale, cela permet une représentation de l’image du corps de la famille dans sa version dynamique d’une configuration dialectique entre la partie et le tout. Ce qui expliquerait théoriquement certains constats qui nous montrent la liaison entre la destruction de l’habitat et la décompensation psychique ou somatique de ses habitants. Notre hypothèse psychopathologique serait que, selon le degré de besoin d’étayage du corps familial sur son enveloppe réelle qu’est la maison, celui-ci s’expose plus ou moins grandement au risque de déstructuration et de décompensation psychique et psychosomatique, si l’habitat réel est attaqué.
1) Dans le premier cas, comme nous l’avons déjà exprimé, l’arrivée d’un nouveau-né dans une famille déclenche un ensemble de pulsions d’ordre centripète qui investit l’objet nouveau afin que chacun puisse s’y reconnaître. Il y a une sorte de condensation qui intensifie les liens transpsychiques à travers des phénomènes d’incorporation. La famille fait corps en se rétractant autour d’un des siens.
Les voyants, doivent être en mesure d’aider les gens à sortir de situations difficiles, quand ces derniers sont enchainés à des problèmes profonds, les aider à se libérer de ces chaines qui les bloquent et les empêchent d’avancer. En faisant ceci plusieurs fois dans la vie, quand les gens sont pris au piège à un carrefour de leur chemin de vie, là où il n’y a rien à faire pour s’en sortir de manière conventionnelle. Ces dans ces moments-là qu’il faut se rapprocher d’une vraie voyante comme moi, qui sera en mesure de vous faire sentir à l’aise et aussi vous donner une ou des solutions pour vous sortir de cette situation épineuse, voire invivable. Les voyants vont vous aider en vous permettant d’en savoir plus sur vous-même mais aussi sur le monde spirituel.
Le psychiatre Henri Ellenberger a développé les critiques sur ce qu'il appelle les « légendes » de l'histoire freudienne (Histoire de la découverte de l'inconscient, 1970). Par ailleurs souvent reconnu par les défenseurs de la psychanalyse comme un critique impartial et érudit de son histoire, lui reconnaissant certaines qualités, il écrit qu’il est très difficile de juger en toute objectivité l’influence de Freud tant son histoire trop récente serait déformée par les légendes, et qu’il « serait d'un intérêt inestimable de découvrir le point de départ de la légende freudienne et d'analyser les facteurs qui ont permis son développement. »80.
Éléments de capacités psychiques sont présents dans tout le monde. Cependant, le degré de chaque personne est différente. Il ya beaucoup de signes différents pour savoir si vous êtes psychique. Plus encore, il existe de nombreux types de dons psychiques. En fait, certaines personnes sont même bénis avec plus d'une capacité extraordinaire. Avez-vous jamais ce type de don psychique que vous pourriez avoir demandé? Voici une descente de capacités psychiques les plus populaires:
Dans cette précédente citation, on remarque, une fois encore, comment Freud exclu de la « vie psychique », toute possibilité d'arbitraire (c'est-à-dire, pour lui, de quelque chose de soumis au contrôle du libre-arbitre, donc de la conscience), et de fortuit, (c'est-à-dire, le hasard). Mais en excluant de façon aussi explicite (et répétée dans son œuvre) le hasard au niveau d'une causalité inconsciente, Freud exclu aussi, logiquement, toute erreur de calcul que puisse faire l'inconscient, dans les déterminations qu'il imposerait à la « vie psychique ». Et ceci implique à son tour, qu'il soit également exclu tout comportement, tout fait, toute imprécision, aussi infinitésimaux soient-ils, dans ce qui pourrait constituer les déterminants de cette « vie psychique ». Ce sont de telles implications logiques, issues en droite ligne du déterminisme prôné par Sigmund Freud, qui en font un déterminisme plus laplacien encore que ne le fut celui de Laplace lui-même. Cette version du déterminisme, est entièrement réfutée par Karl Popper.
On note que dans la précédente citation, Freud ne précise, à priori, aucune classification des nombres ou des mots (même si, dans le reste du livre, il s'attache à étudier l'oubli des noms propres de manière séparée, il en conclut, dans le chapitre 12, à l'extension d'un déterminisme psychique absolu à tous les mots), sachant que l'expression les nombres, implique logiquement tous les nombres (quel que soit le nombre de chiffres pouvant les composer), et que l'expression n'importe quel mot, implique aussi tous les mots, quel que soit leur sens, leur composition en syllabes, et le nombre de lettres. C'est ainsi que dans la « Psychopathologie de la vie quotidienne », Freud prend l'exemple du mot « taganrog » (ibid, page 269). Ce mot, de prime abord absurde et dénué de sens, appartient au genre de mot qui intéresse Freud au premier chef, puisqu'il permet de justifier l'emploi de l'interprétation pour en dégager le sens psychique inconscient lequel devient logiquement signifiant jusque dans l'agencement même des syllabes les unes par rapport aux autres, si l'on tient compte de l'affirmation de Freud selon laquelle tout hasard et tout non-sens doivent être exclus dans la détermination d'un tel mot.
Avec l’option d’une salle de chat, il y a des lectures aussi être trouvée à travers le téléphone ou par l’intermédiaire d’une webcam. Le chat webcam en particulier, amène le lecteur et le visage de demandeur pour faire face à une interaction plus personnelle. Avec le téléphone lecture il reste plus de distance et moins d’interaction avec la personne qui fait la lecture.
La Société de recherche paranormale est hautement reconnu dans le monde entier et l'équipe se déplace dans tout le pays pour résoudre les cas non résolus. Rares sont les cas qui méritent d'être mentionnés incluent, un couple de Pennsylvanie qui ont été entourés par des activités surnaturelles dans leur maison, un fantôme malfaisant agressif dans le Maryland. Pourtant, un autre cas est celui d'une sorcière fantomatique, également connu sous le nom de la dame vampire 'tourmenter une famille résidant au Texas. Si de tels épisodes intrigue et si vous ne voulez rien manquer des épisodes, il vous suffit de régler la minuterie sur votre DVR et de la télévision par satellite allez enregistrer les épisodes que vous pouvez regarder à votre temps commode.

« De façon étonnante, un grand nombre de disciples, en partie carrément fanatiques, se sont ralliés à présent à Freud et le suivent où qu'il les mène. Parler à ce propos d'une “école freudienne” serait en réalité complètement déplacé, dans la mesure où il n'est pas question de faits scientifiquement probables ou démontrables, mais d'articles de foi ; en vérité, si j'en excepte quelques têtes plus pondérées, il s'agit d'une communauté de croyants, d'une sorte de secte (eine Art von Sekte) avec toutes les caractéristiques qui s'y rapportent. […] Le mouvement freudien est en fait le retour, sous une forme moderne, d'une Medicina magica, une sorte d'enseignement secret (Geheimlehre) qui ne peut être pratiqué que par des devins qualifiés98. »
10La médicalisation de la responsabilité est antérieure à la naissance de la psychiatrie en tant que spécialité médicale dans « La philosophie de la folie » du trop méconnu Joseph Daquin de Chambéry, parue en 1791, ou le traité fondamental de J.C. Reil « Rhapsodie sur les méthodes de thérapeutique psychique applicables aux troubles mentaux » où pour la première fois le terme de « psychiaterie » est employé en 1803. Au XVIIè siècle, Zacchias, médecin légiste, revendique effectivement un examen médical pour chaque fou ainsi qu’une exonération de peine rendant possible des soins. Pinel et les révolutionnaires de 1789 avaient déjà attiré l'attention des médecins sur les aliénés criminels à leur sens trop négligés par la médecine et la psychiatrie : «  Ces aliénés loin d'être des coupables qu'il faut punir, sont des malades dont l'état pénible mérite tous les égards dus à l'humanité souffrante »… « Les aliénés qui jusqu'alors ont été traités beaucoup plus en ennemis de la sécurité publique qu'en créatures déchues dignes de pitié doivent êtes soignés dans des asiles spéciaux »8. Pinel propose un « traitement moral » de l’aliénation… au moment où le droit pénal approfondit la notion d’élément moral des infractions9… Esquirol et Georget affirment la folie en tant que maladie sans en oublier les passages à l’acte médicolégaux : « Les passions arment une main homicide…, les aliénés attentent à la vie de leur semblable ; les uns devenus très susceptibles, très irritables, dans un accès de colère, frappent, tuent les personnes qui les contrarient ou dont ils croient être contrariés ; ils tuent les personnes qu'ils prennent à tort ou à raison pour des ennemis dont il faut se défendre ou se ranger, les autres trompés par des illusions des sens ou des hallucinations, obéissent à l'impulsion du délire »… « Quelques-uns tuent, motivent leur affreuse détermination, raisonnent leur action et ont la conscience du mal qu'ils commettent. Quelques autres sont des instruments aveugles d'une impulsion involontaire, instinctive qui les pousse au meurtre »… Depuis la naissance de la clinique, comme en témoignent ici les écrits d'Esquirol et Georget, le problème des passages à l'acte criminels des malades mentaux s'est toujours posé en psychiatrie10. C’est dans ce contexte que Georget développe en 1825 le concept de monomanie homicide et avance l’impérieuse nécessité d’une expertise psychiatrique pour évaluer la responsabilité pénale de tout criminel. La monomanie sera balayée cinq ans après ; mais depuis, une expertise psychiatrique est réalisée dans chaque affaire criminelle.
La chercheuse questionne donc ce modèle des effets thérapeutiques de la lecture, qui ne s'applique pas dans le cas des TCA. D'autant plus que pour cette forme particulière de troubles psychiques, la prise de conscience du trouble des conduites alimentaires entraine bien souvent la personne qui y est exposée à une sorte de « paralysie » qui l'empêche d'agir pour y remédier.
En effet, pour réfuter l'hypothèse centrale de la psychanalyse qui affirme que le refoulement des pulsions ou traumas dans l'inconscient est la cause de certains troubles ou certains actes non intentionnels, il faudrait pouvoir montrer que dans certains cas, l'arrivée à la conscience des souvenirs traumatiques incriminés (fin ou absence du refoulement) n'entraîne pas la disparition des troubles. Or, c'est impossible, puisqu'il est toujours possible d'affirmer que les troubles persistent à cause de résidus inconscients « non liquidés » qui sont par nature impossibles ou difficiles à atteindre29.
Les médiums offrent un service à l’instar de toute autre entreprise. Vous payez pour des visites chez le médecin, des coupes de cheveux, un entretien mécanique et une peinture de la maison, alors pourquoi pas des lectures psychiques ? Même les artistes et les concepteurs exigent un tarif pour engager leurs services. Le fait que les médiums offrent un service spirituel et s’appuient sur un cadeau dont certaines personnes sont sceptiques n’enlève rien au fait qu’ils dirigent ou font partie d’une entreprise.
Dans le registre de l’imaginaire, la production fantasmatique tourne autour d’un vécu de corps commun, qui serait une élaboration métaphoro-métonymique de l’organisme individuel, que nous retrouvons illustrée dans les expressions : «?Il est la tête pensante de la famille, c’est mon bras droit.?» Selon l’approche de Gisela Pankow (1977), il y aurait un rapport dialectique entre la partie et le tout. Dans la tyrannie des collusions inconscientes, nous pouvons retrouver des effets d’hystérisation de certains membres qui se mettent en scène au nom du groupe familial et qui se font porte-symptômes de la problématique des autres. Ce que René Kaës (1993) appelle la fonction phorique dans les groupes.
L’un des premiers problèmes surgissant est l’absence d’une discussion du concept d’autonomie, non seulement de manière générale, mais en particulier sa présence dans les théories psychanalytiques étudiées et dans la pratique qui s’en réclame. Car il ne nous est pas proposé uniquement une analyse des discours sur l’individualisme, puisque l’auteur démontre un réel intérêt à établir que l’inquiétude décrite est intrinsèque à la démocratie. L’auteur fait l’hypothèse que la psychothérapie d’orientation analytique joue un rôle dans l’instillation de cette peur, tout en cherchant à y répondre. On peut voir dans l’enquête d’Ehrenberg des différences majeures dans les objectifs que se donnent les thérapeutes américains par rapport à leurs homologues français. On peut interpréter le contraste ainsi : les premiers ressentent le besoin de guider les individus en cure à renforcer leur self reliance et une certaine autonomie, avec le projet de leur permettre une participation démocratique à la société, pour les seconds l’heure est plutôt à la dénonciation d’une situation où les individus se trouvent contraints par un discours hétéronome astreignant chacune et chacun à la réalisation de soi par soi-même. Ces démarches ne situent et ne conçoivent pas les ressources de la même façon. L’individu américain possèderait des ressources qu’il ne parvient pas toujours à mobiliser et le rôle du thérapeute est de l’aider à les percevoir, tandis qu’en France, peu de capacité d’action étant concédée aux individus, l’injonction à l’autonomie deviendrait mensongère et tromperait les personnes en les chargeant d’une responsabilité qui ne leur reviendrait pas. La capacité d’action serait « à l’extérieur de l’individu », dans les institutions, souvent réduites à l’État. On voit que l’on retrouve ici une perspective individualiste, opposant l’individu à la société. Ehrenberg semble cependant accepter comme un fait l’idée que la démarche psychothérapeutique serait ce qu’elle dit d’elle-même, c’est-à-dire un programme démocratique.
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Dans ce dernier cas – de dépendance à une autorité –, il nous semble que les hypothèses de base de Bion comme les anxiétés décrites par Pichon-Rivière (ou leur simulacre) peuvent être à l’œuvre de façon dominante. Les comportements manipulateurs de la part de figures d’autorité sont par ailleurs, dans ce domaine, ceux qui peuvent susciter les anxiétés les plus profondes. Même s’il convient de reconnaître que ces situations sont loin d’être exceptionnelles, nous voudrions ici aborder les processus et problèmes les plus communs aux groupes de travail lorsqu’ils sont conduits (collectivement ou par un responsable) de manière « démocratique » (au sens lewinien du terme). Si, comme le dit Dominique Lhuilier (2006b, p.?226), le travail est la scène où se jouent simultanément et dialectiquement le rapport à soi, le rapport à autrui et le rapport au réel, on peut avancer que les groupes de travail sont des lieux où peuvent se produire, au mieux :

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37Dans une étude de droit pénal et sanitaire comparé, il apparaît que toutes les législations étudiées sauf la France, donnent au juge pénal le pouvoir de décider des mesures de contrôle et de soins appliquées aux délinquants atteints de troubles mentaux. En Allemagne le tribunal peut prononcer à l’encontre des malades mentaux délinquants une mesure de rééducation et de sûreté : mesures éducatives variées, mesures curatives parmi lesquelles le placement dans un hôpital psychiatrique ou désintoxication ou encore des mesures protectrices comportant des interdictions professionnelles. Le tribunal peut, en Allemagne, prononcer le placement du délinquant malade mental en hôpital psychiatrique dans certaines conditions : danger pour la collectivité, vraisemblable (et non possible) récidive ou danger directement lié à l’état mental. En Espagne le tribunal peut prononcer une mesure de sûreté pour les délits. Dans ce cas le placement en hôpital psychiatrique remplace la peine de prison et l’obligation de soins les autres peines. Le code pénal espagnol prévoit que la durée de placement ne peut dépasser la peine de prison qui aurait été encourue. En Italie de l’article 222 du code pénal prévoit que les personnes irresponsabilisées sont acquittées et internées dans un hôpital psychiatrique. Cet article a été déclaré inconstitutionnel en 1982 et l’internement n’est décidé que si la dangerosité est confirmée. Aux Pays-Bas, le tribunal peut prononcer pour les personnes irresponsabilisées soit un placement en hôpital psychiatrique quand le danger pour eux-mêmes ou la collectivité est confirmé, soit une « mise à disposition » avec obligation d’hospitalisation ou de prise en charge à domicile. En Grande-Bretagne en cas d’irresponsabilité pour troubles mentaux, le juge peut placer en hôpital psychiatrique, mettre sous tutelle des services sociaux, obliger à un traitement adapté ou mettre simplement en liberté.
Ce livre n’hésite pas à prendre à rebrousse-poil les grandes tendances qui dominent les recherches […]. Je vise les approches dites « naturalistes » en psychiatrie [la psychopathologie cognitive en est le cas central, qui fonde les maladies mentales dans des dysfonctionnements du cerveau des individus] et les approches dites « constructionnistes » [qui se résument en pratique à une théorie du contrôle social via la médicalisation des troubles mentaux, y compris dans ce qu’ils ont de plus subjectif]. Comment ce livre entend s’extraire de ce faux débat, et pourquoi il le juge faux et égarant, c’est ce qu’on va découvrir (Castel 2009, p. 8-9).

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Le déterminisme freudien, qui éradique dans l'œuf toute créativité humaine et tout libre arbitre, n'est donc ni humaniste, ni scientifique, et ne peut qu'échouer, par nature, avant même d'avoir pu commencer. Il constitue même le postulat le plus délirant de toute la psychanalyse en l'inscrivant, dès le départ, sur un chemin diamétralement opposé à la voie de la Science. Avec une telle foi déterministe, on ne voit pas comment un esprit rationnel pourrait ranger la psychanalyse dans ce que l'on a coutume d'appeler : les « Lumières ». Il s'agit plutôt, comme le souligna Hayek, de « superstitions », ou de « mythologie », ou d'une autre méthode d'inspiration hégélienne de corruption de la Raison. Ou enfin de « magie concrète », comme le dira Timpanaro, édifiée par un gourou mégalomane et manipulateur.
Or, il nous semble que, si l’incontestable mérite de ces deux chercheurs est d’avoir approfondi l’étude des phénomènes groupaux inconscients, ceux qui prennent place sous la réalisation de la tâche, ce sont précisément la nature et la conception de cette dernière qui me conduisent à questionner la généralisation des phénomènes observés. En d’autres termes, les analyses tirées des groupes de formation et de thérapie ne me semblent pas rendre compte nécessairement de toute la chimie complexe des groupes de travail, les dispositifs mis en œuvre en limitant, selon moi, la portée. Certes, les groupes de thérapie et de formation produisent un travail mais ils visent avant tout un développement individuel (même s’ils donnent lieu à un travail groupal) alors que les groupes de travail que j’envisage ici sont avant tout centrés sur une production collective « extro-centrée ».
↑ Culture et Socialisme [archive], 3 février 1926. « La tentative de déclarer la psychanalyse « incompatible » avec le marxisme et de tourner le dos sans cérémonie au freudisme est trop simpliste, ou plutôt trop « simplette » ». Lettre à E. Bauer [archive], 10 octobre 1931. « Vous avez tout à fait raison de supposer que j'ai un peu mélangé l'école de base de la psychanalyse avec une branche divergente. Quant à l'élève ingrat, Alfred Adler, je le connais depuis des années, je l'ai fréquenté d'assez près en particulier par l'entremise de mon ami Ioffé. C'est alors que j'ai pris connaissance de divers ouvrages de Freud. Mais je dois avouer que j'ai toujours cru que c'était Freud qui avait jeté les bases de la théorie des handicaps surmontés, et qu'Adler n'avait fait que la développer par la suite. Mais je suis bien de votre avis : Freud est incomparablement plus profond et plus spirituel que cet Alfred Adler, limité et autosatisfait. » La Révolution russe [archive], novembre 1932. « L'anthropologie, la biologie, la physiologie, la psychologie ont rassemblé des montagnes de matériaux pour ériger devant l'homme dans toute leur ampleur les tâches de son propre perfectionnement corporel et spirituel et de son développement ultérieur. Par la main géniale de Sigmund Freud, la psychanalyse souleva le couvercle du puits nommé poétiquement "l'âme" de l'homme. Et qu'est-il apparu ? Notre pensée consciente ne constitue qu'une petite partie dans le travail des obscures forces psychiques. De savants plongeurs descendent au fond de l'Océan et y photographient de mystérieux poissons. Pour que la pensée humaine descende au fond de son propre puits psychique, elle doit éclairer les forces motrices mystérieuses de l'âme et les soumettre à la raison et à la volonté. »
Schizophrénie, troubles bipolaires ou obsessionnels compulsifs, dépressions sévères… À l'occasion des semaines d'information sur la santé mentale ? du 12 au 24 mars 2018, le collectif d'associations « Les couleurs de l'accompagnement » relance sa campagne d'information grand public nationale sur le thème du handicap psychique avec l'aide de lycéens. Après une saison 1 composée de 8 visuels noir et blanc présentant des situations de vie de tous les jours et 5 clips de 20 secondes, cette campagne 2018 prévoit 8 vidéos de 20 secondes : un clip par semaine est mis en ligne à partir du 12 mars 2018, sur tous les réseaux sociaux.. Son slogan : « Une de ces personnes est handicapée psychique… ET ALORS ! »
Au sujet des positions de Freud sur le déterminisme, le nombre et le contenu même des citations révélant les options sans équivoque de Freud, a pour objectif de démontrer à quel point il tenait à cette version du déterminisme qu'il défendra avec âpreté jusqu'à la fin de sa vie. (Sur ce point précis, Frank Sulloway, écrit dans « Freud biologiste de l'Esprit », Fayard, p. 87 : « Dans le travail scientifique auquel il consacra toute sa vie, Freud se caractérise par une foi inébranlable dans l'idée que tous les phénomènes de la vie, y compris ceux de la vie psychique, sont déterminés selon des règles inéluctables par le principe de la cause et de l'effet. (...) Qui plus est, que les réponses du patient fussent vérité ou fantasme, elles étaient toujours déterminées psychiquement, comme Freud l'expliquait devant la Société de psychanalyse de Vienne en 1910. »).
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Schizophrénie, troubles bipolaires ou obsessionnels compulsifs, dépressions sévères… À l'occasion des semaines d'information sur la santé mentale ? du 12 au 24 mars 2018, le collectif d'associations « Les couleurs de l'accompagnement » relance sa campagne d'information grand public nationale sur le thème du handicap psychique avec l'aide de lycéens. Après une saison 1 composée de 8 visuels noir et blanc présentant des situations de vie de tous les jours et 5 clips de 20 secondes, cette campagne 2018 prévoit 8 vidéos de 20 secondes : un clip par semaine est mis en ligne à partir du 12 mars 2018, sur tous les réseaux sociaux.. Son slogan : « Une de ces personnes est handicapée psychique… ET ALORS ! »
8. La dialectique « fantasme de l’absolu/good enough », c’est-à-dire la tension entre le perfectionnisme (de l’analyse, de la réalisation) et le raisonnable qui infiltre souvent les débats de façon plus ou moins explicite face à un problème précis. Au mieux, ce débat peut être pertinent s’il prend en compte les contraintes de l’objectif et des délais, par exemple. Mais il est parfois « perverti » par des rigidités, des anxiétés, qui peuvent être le fruit d’identités de métiers ou/et de problématiques plus personnelles.
38Toutes les sociétés démocratiques connaissent le même problème. Il leur faut toujours rechercher un nouvel équilibre entre santé, justice et social, c’est-à-dire entre la prison, l’hôpital psychiatrique et l’hébergement socioéducatif. Notre pays comme tous les autres connaît une situation de crise dans ses établissements pénitentiaires, crise favorisée par la surpopulation pénale actuelle. L’opinion publique, qui accuse la psychiatrie d’être liberticide face à ses malades mentaux, la met en cause comme démissionnant face aux personnes présentant notamment des psychoses chroniques, retrouvées en trop grand nombre dans les établissements pénitentiaires. Pour les détenus malades mentaux n’ayant pas été reconnus irresponsables au moment des faits, comment limiter la sur pénalisation actuelle et apporter des soins adaptés, dignes de notre démocratie ?
De nouveau, il nous semble que ces divers éléments sont le produit du dispositif trop étroitement analytique et d’une conception trop mécanique, voire normative, des processus psychiques à l’œuvre dans les groupes, même si la centration sur une activité professionnelle permet sans doute aux groupes de Pichon-Rivière de produire davantage de créativité tout en limitant les risques de décompensation, présents dans les dispositifs moins opératoires.

Contrairement à La société du malaise, le livre de Pierre-Henri Castel n’a pas de prétention sociologique et évacue d’ailleurs en grande partie la question des rapports sociaux. Appliqué à L’esprit malade, l’exercice critique se révèle donc fort déconcertant. Rassemblant des textes anciens et inédits (ces derniers représentant trois des huit essais), il est difficile de mettre en évidence une cohérence dans ce recueil, que cela soit au niveau formel ou dans les thèses soutenues par l’auteur. L’ouvrage se veut attractif en déclarant dans l’avant-propos que


L'invalidation du « déterminisme scientifique » est sans aucun doute la démonstration la moins contestée de toute l'œuvre de Popper. Comme toute la psychanalyse, des fondements théoriques, jusque dans la pratique thérapeutique dépend directement de cette forme de déterminisme intenable prônée par Freud, il s'en suivrait des conséquences fatales pour toute la doctrine. (Voir, Jacques Bouveresse, in «Mythologie, philosophie et pseudoscience, Wittgenstein lecteur de Freud», aux éditions l'Eclat). En effet, dans ce dernier livre, Bouveresse démontrerait, en s'appuyant (notamment) sur la critique du déterminisme « scientifique « élaborée par Karl Popper, que les théories freudiennes supposées détenir une valeur explicative, ne pourraient en réalité fournir les causes aussi strictes impliquées par l'affirmation d'un déterminisme psychique absolu et aprioriste (prima faciae), et, encore moins, donner lieu à de quelconques prédictions sur le psychisme humain, puisque la capacité revendiquée par Freud de fournir les causes d'un phénomène implique logiquement celle de pouvoir les prédire, comme nous le rappelle Bouveresse dans son livre. Bouveresse écrit, page 98 :
6. La surestimation de la problématique du pouvoir. Sans nier l’existence de rivalités (de personnes, de points de vue…), les anxiétés paranoïdes sont souvent exacerbées dès que des divergences se manifestent. Le jugement d’attribution « manifestation de pouvoir », porté précocement, ne rend pas toujours compte de l’expression d’une simple « véhémence » (pour reprendre le terme de Winnicott) témoignant de l’attachement – peut-être provisoire – à une position. La confusion entre véhémence et agressivité est alors fréquente, même si une distinction claire entre ces deux expressions n’est pas toujours évidente. La France, de mon point de vue, est l’un des pays occidentaux où la sensibilité aux phénomènes de pouvoir (qu’attestent par ailleurs les innombrables publications en sciences sociales à ce sujet) est la plus manifeste (Amado Faucheux et Laurent, 1991), partiellement en raison de traditions centralisatrices qui stimulent l’alternance entre dépendance et contre-dépendance (Crozier, 1970) bien davantage que l’interdépendance.
Jean Laplanche, philosophe et psychanalyste, pense que Freud était « poppérien avant la lettre » (sachant que les plus célèbres critiques épistémologiques sur la scientificité de la psychanalyse, proviennent du philosophe des sciences autrichien Karl Popper et de Ludwig Wittgenstein), considérant que Freud a écrit un article intitulé « Une conception de la paranoïa contredisant la théorie psychanalytique de cette maladie ». Le philosophe des sciences Adolf Grünbaum, lequel contestait justement à Popper le fait que la psychanalyse ne serait pas scientifique en raison de son irréfutabilité, mais qui invalidait sa scientificité pour des raisons qualifiées d'inductivistes, a choisi, lui aussi cet exemple, dans son livre Les Fondements de la psychanalyse, pour démontrer la réfutabilité de la psychanalyse. Laplanche juge que cet écrit freudien qui constitue une « description d’un cas négatif est typiquement poppérienne. Même si cette description d’un cas négatif aboutit au fait que ce cas n’est pas aussi négatif que cela, parce que Freud évidemment n’aimait pas beaucoup trouver des cas vraiment négatifs… » Laplanche écrit que Freud ne réfutait pas les autres conceptions que la sienne, lui reprochant son manque de tolérance. Mais cette opinion démarque la démarche freudienne de toute ressemblance avec une démarche « poppérienne » dans la mesure où Popper exigeait que tout scientifique se doit de reprendre les travaux de ses prédécesseurs pour tenter d’y apporter des corroborations (ou des réfutations) en concertation avec eux. Il pense que « Freud était un scientiste relativement dur » (ce reproche de scientisme fut également formulé par Paul Ricœur, théoricien de l'herméneutique)36.
[2] On sait maintenant que le phénomène des homeless a démarré aux Etats-Unis dix ans avant la désinstitutionnalisation psychiatrique ; la prévalence des troubles mentaux  chez les SDF va de 16 à 97% selon les études avec de nombreux biais ; cf. J.-P. Vignat « Projet de recherche intégré à la mise en place d’une équipe interface SDF sur la ville de Lyon », Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale, 1997, N° 9, 64- 73.
Pour la psychiatrie organiciste, la psychanalyse est un produit de l'imagination de Freud et de ses successeurs. En effet, selon les travaux des « Freud scholars », ce dernier, depuis ses débuts jusqu'à la fin de sa vie, n'aurait jamais admis de témoin indépendant dans son cabinet (au contraire de certains de ses plus éminents premiers modèles tels Charcot) ni de contrôle extra-clinique et reproductible de ses théories, en rejetant de manière explicite la méthode expérimentale, dans une réponse à Rosenzweig85.
J. Allan Hobson, professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School, et directeur de neurophysiologie au Massachusetts Mental Health Center, avance un modèle neurobiologique du rêve, le modèle dit d'activation-synthèse, qui démontre l'effondrement total de toutes les théories freudiennes sur le rêve, qu'elles soient d'ordre physiologique ou psychique. L'hypothèse d'activation-synthèse propose un « mécanisme cérébral nécessaire et suffisant pour qu'il y ait rêve ». « Rêver est considéré, dans cette hypothèse, comme un processus endogène avec une dynamique propre, génétiquement déterminée. Il ne saurait y avoir de sens informatif caché dans ce processus ». Néanmoins, cette hypothèse serait moins déterministe que les théories antérieures, car elle suppose un système de traitement de l'information ouvert, capable de créer des informations nouvelles70. Le processus d'activation-synthèse, s'oppose radicalement à la théorie freudienne, en faisant passer la signification du rêve « de l'opacité à la transparence, et en considérant que le processus onirique est plus progressif que récessif, (…) plus créatif que destructif. En un mot, comme un processus plutôt sain que névrotique »71.
Ces auteurs, comme de nombreux autres, démontrent ainsi qu'il devient impossible de détacher les conceptions déterministes de Freud de ce qui fonde sa pratique thérapeutique. Le psychanalyste Pierre-Henri Castel semble plus sévère encore sur ce problème, en argumentant que le déterminisme psychique tel que Freud l'envisage, se répercute directement sur l'efficacité thérapeutique. Castel écrit :

À l’appui de ces hypothèses, Ehrenberg mobilise les discussions psychanalytiques sur les « nouvelles » pathologies qualifiées de narcissiques. Celles-ci symbolisent selon l’auteur une nouvelle subjectivité, et une nouvelle personnalité, toutes deux liées à la nouvelle valeur phare : l’autonomie. Ehrenberg montre comment des sociologues, notamment Sennett et Lasch, utilisent ces notions psychanalytiques pour élaborer une sociologie qui va devenir le modèle pour parler des maux des sociétés individualistes. En France, il souligne le rôle particulier joué par Lacan et son « ordre symbolique ». Le personnage de Narcisse devient représentatif d’une vision morale et politique de l’individualisme, ainsi qu’une méthode pour combiner psychanalyse et sociologie. C’est cette vision et cette méthode qu’Ehrenberg met à l’épreuve. En effet ces deux approches se proposent de résoudre, chacune pour elle, bien qu’en empruntant à l’autre, le problème des relations entre symptômes, personnalité et normes sociales. Leur critique est conservatrice, qu’elle se veuille optimiste ou pessimiste, car elle se propose de dénoncer un double mouvement de désinstitutionnalisation des rapports sociaux et de psychologisation. Ehrenberg rejette cette analyse conservatrice en mettant le doigt sur les limites respectives de la psychanalyse, qui se pare régulièrement de prétentions sociologiques, et des sciences, comme la sociologie ou la philosophie, qui emploient des concepts psychanalytiques (Ehrenberg 2010, p. 31).

l’expert reconnaît une irresponsabilité pénale au sens de l’article 122-1 alinéa 1 du Code pénal : si le juge d’instruction ne sollicite pas de contre-expertise, un non lieu est prononcé et le dossier est transmis au préfet qui peut, au vu de l’expertise, (et souvent d’un certificat médical réglementaire), signer un arrêté d’hospitalisation d’office réalisée dans le secteur d’appartenance de la personne malade ;
34C’est une des raisons pour lesquelles ministère de la Justice et ministère de la Santé ont prévu de créer des unités hospitalières accueillant des détenus malades, les UHSA (Unités Hospitalières Spécialement Aménagées) qui devraient être implantées dans les hôpitaux psychiatriques selon le même procédé que les UHSI pour les pathologies médicales : unités interrégionales de soins aux détenus malades mentaux soignés par un personnel hospitalier volontaire de l'hôpital psychiatrique et surveillé par des pénitentiaires. Ces UHSA devraient compléter les unités pour malades difficiles qui répondent mal aux besoins des établissements pénitentiaires du fait de leur longue liste d'attente. En plus de Sarreguemines, Villejuif, Cadillac, et Montfavet, une nouvelle UMD doit être implantée à Plouguernevel en Bretagne.
Pierre Janet représentant de cette école, est l'un des premiers français à critiquer la psychanalyse, en tant qu'elle n'apporterait aucun vrai concept nouveau, et sa seule nouveauté serait le trop fort poids qu'elle donne à la sexualité. Janet serait précurseur de Freud sur nombre d'idées relatives à l'hystérie ou aux traitements psychologiques. Il reprochait notamment à Freud son utilisation du symbolisme :
Freud, ibid, page 275 - 276 (dans cette citation très importante, on remarquera comment Freud précise bien que le déterminisme auquel il croit est exclusivement psychique). On remarquera surtout le fait que Freud exclut le hasard dans toute causalité psychique. On a donc bien un déterminisme psychique absolu excluant toute forme possible d'imprécision ou d'erreur de calcul par l'inconscient. C'est la raison pour laquelle Freud et aussi Lacan estimèrent que les mots isolés ainsi que les nombres étaient les meilleurs exemples de ce déterminisme psychique absolu.
Or, il nous semble que, si l’incontestable mérite de ces deux chercheurs est d’avoir approfondi l’étude des phénomènes groupaux inconscients, ceux qui prennent place sous la réalisation de la tâche, ce sont précisément la nature et la conception de cette dernière qui me conduisent à questionner la généralisation des phénomènes observés. En d’autres termes, les analyses tirées des groupes de formation et de thérapie ne me semblent pas rendre compte nécessairement de toute la chimie complexe des groupes de travail, les dispositifs mis en œuvre en limitant, selon moi, la portée. Certes, les groupes de thérapie et de formation produisent un travail mais ils visent avant tout un développement individuel (même s’ils donnent lieu à un travail groupal) alors que les groupes de travail que j’envisage ici sont avant tout centrés sur une production collective « extro-centrée ».
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L'invalidation du « déterminisme scientifique » est sans aucun doute la démonstration la moins contestée de toute l'œuvre de Popper. Comme toute la psychanalyse, des fondements théoriques, jusque dans la pratique thérapeutique dépend directement de cette forme de déterminisme intenable prônée par Freud, il s'en suivrait des conséquences fatales pour toute la doctrine. (Voir, Jacques Bouveresse, in «Mythologie, philosophie et pseudoscience, Wittgenstein lecteur de Freud», aux éditions l'Eclat). En effet, dans ce dernier livre, Bouveresse démontrerait, en s'appuyant (notamment) sur la critique du déterminisme « scientifique « élaborée par Karl Popper, que les théories freudiennes supposées détenir une valeur explicative, ne pourraient en réalité fournir les causes aussi strictes impliquées par l'affirmation d'un déterminisme psychique absolu et aprioriste (prima faciae), et, encore moins, donner lieu à de quelconques prédictions sur le psychisme humain, puisque la capacité revendiquée par Freud de fournir les causes d'un phénomène implique logiquement celle de pouvoir les prédire, comme nous le rappelle Bouveresse dans son livre. Bouveresse écrit, page 98 :

8La responsabilité pénale en droit pénal européen a connu toute une évolution des théories classiques, à l’école positiviste puis néo-classique avant d’éclairer l’imputabilité et la culpabilité par les positions de la défense sociale nouvelle. Le droit classique se retrouve dans le Code pénal français de 1791 puis de 1810 comme dans le Code bavarois de 1813. Il fait le postulat du libre arbitre qui est le pré-supposé de toute incrimination. La responsabilité dans le Code pénal de 1810 est objective et calculée d’après la nature de l’infraction et non d’après la personnalité de son auteur5. Le Code pénal de 1810 stipule dans son article 64 qu’il n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l’action. Dans cette approche, comme le rappellent Merle et Vitu6, la folie est assimilée avec certitude à une maladie mentale aliénante de l’esprit, exclusive du discernement et de la liberté de décision. La conséquence en est l’irresponsabilité du dément. Il est fondamental de rapprocher cette formulation de l’article 64 de la promulgation de la loi du 30 juin 1838 qui prévoit l’internement des malades mentaux, éventuellement sous le régime du placement d’office dans un asile d’aliéné. Les députés concevaient le rapport entre troubles psychiques et réponses pénales de façon dichotomique : responsables-incarcérés et irresponsables-internés. Plus que cela et dans cette logique, la loi de 1838 ne prévoit aucune mesure spéciale pour les conditions d’internement de l’aliéné délinquant, qui subi donc les mêmes conditions d’hospitalisation que l’aliéné non délinquant.
Les prémices de la formation du corps familial en tant que représentation contenante et délimitante se feraient à l’apparition d’un moi-peau qui recouvre le noyau syncrétique de la cellule familiale pour lui donner un lieu dans l’espace, afin que les projections psychiques d’origine extra-territoriale à chaque sujet puissent venir s’y déposer et s’y inscrire sous forme de traces pictographiques, notion définie par Piera Aulagnier (1975). Ces éléments seront nécessaires aux protopensées d’une psyché originaire du groupe familial. Car c’est par le bombardement psychique venu des psychés singulières, mais aussi de la psyché groupale (comprise comme création de l’interfantasmatisation), que le corporel deviendra vivant. Je l’entends dans le sens de Françoise Dolto (1984), lorsqu’elle parlait de la «?vivance du somatique?», c’est-à-dire d’exprimer une subjectivation par le biais d’états émotionnels, de réactions comportementales ou de conduites sous-tendues par un désir inconscient. C’est parce que les éprouvés corporels sont ressentis par les autres en écho, en résonance mimétique, qu’il y aura, par contagion psychique, des états d’être au monde semblables. Chaque bébé reçoit un héritage projectif originaire, sorte de fonds commun inconscient d’ordre familial déposé en lui. De cette toile de fond ressortira une première esquisse de représentation corporelle du soi, qui est donc de nature groupale, pour plus tard permettre qu’un moi corporel spécifique à l’individu puisse advenir. La façon dont ce dernier vivra son corps sera déterminée d’abord par le vécu des autres qui induisent une manière d’être touché, puis une façon d’être regardé spécifique à la famille. Certaines parties corporelles seront privilégiées ou interdites selon les croyances de la mythologie familiale et de sa culture sociale.
Par l’épreuve projective du dessin familial d’une maison imaginaire, que nous nommons spatiographie familiale, cela permet une représentation de l’image du corps de la famille dans sa version dynamique d’une configuration dialectique entre la partie et le tout. Ce qui expliquerait théoriquement certains constats qui nous montrent la liaison entre la destruction de l’habitat et la décompensation psychique ou somatique de ses habitants. Notre hypothèse psychopathologique serait que, selon le degré de besoin d’étayage du corps familial sur son enveloppe réelle qu’est la maison, celui-ci s’expose plus ou moins grandement au risque de déstructuration et de décompensation psychique et psychosomatique, si l’habitat réel est attaqué.
Pour terminer cet exposé, nous voudrions donner deux illustrations de recherches cliniques sur le corps familial. Pour aborder la notion d’esprit corps de la famille qui reflète l’image inconsciente du corps familial, nous avons proposé d’utiliser le dessin libre de l’arbre généalogique (Cuynet P., 2007, 2005, 2004) construit spontanément avec la famille réunie. Ce que nous avons nommé la génographie projective familiale. Je tiens à la différencier de ses faux amis que nous retrouvons dans le génogramme libre ou pas (Lemaire-Arnaud 1985) élaboré principalement par l’approche systémique. La théorisation de ce dessin groupal s’appuie sur les processus de projection et d’interfantasmatisation spécifique au groupe et à la famille mis dans une situation régressive et onirique liée aux processus thérapeutiques repérés par les psychanalystes tels que G.?Haag (1995), R.?Kaës (1993), D. Anzieu (1993), et A.?Ruffiot (1990). C’est donc sur un écran projectif que nous découvrons progressivement la trame d’une configuration de liens inconscients dans l’intersubjectivité des membres, mais aussi dans la dimension diachronique des imagos transgénérationnelles ancestrales. La structure formelle du dessin répond aussi aux processus primaires de déplacement et de condensation. La famille, dans l’urgence de se projeter sur la feuille blanche, se donne un corps de rêve en revisitant sa galerie de portraits, c’est un travail de re-création mythopoétique.
14A l’appui de la première thèse avançant le fait que la psychiatrie est par trop liberticide, les arguments s’appuient sur la constatation que le nombre d’hospitalisations sous la contrainte ne fait que croître, passant de plus de 20.000 hospitalisations à la demande d’un tiers (HDT) prononcées en 1985, à plus de 40.0000 en 1994 pour atteindre près de 60.000 en 2003. Les HDT représentent actuellement 14% des hospitalisations en psychiatrie contre 11% en 1990 et le bilan des commissions départementales des hospitalisations souligne « une banalisation abusive des HDT en urgence ». Le nombre des hospitalisations d’office reste par contre relativement stable aux alentours de 5.000 depuis 1985. Dans le même temps, le nombre des lits d’hospitalisation à temps complet a été divisé par trois en un quart de siècle et la durée moyenne de séjour est passée de 250 jours en 1970 à moins de 33 jours en 2000. La file active des patients suivis en psychiatrie ne fait aussi que croître témoignant de l’augmentation constante des demandes et de l’élargissement des missions confiées aux équipes soignantes. Au-delà de l’augmentation dénoncée des HDT dans notre pays, nos parlementaires s’inquiètent aussi de la menace pour la liberté individuelle que représentent les sorties d’essai des malades mentaux : « les sorties d’essai sont utilisées comme obligation de soins en ambulatoire sans qu’aucun cadre légal ne garantisse les droits de la personne malade ».16 Il est alors fait référence à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé, qui en établissant les droits de la personne malade, fait du consentement de celle-ci la pièce centrale de la relation médecin-malade et la meilleure protection de la liberté individuelle17. Le Sénat vient de s’émouvoir de cette constatation en proposant une commission d’enquête sur ces pratiques de la psychiatrie publique et G. Hache estimait au parlement que « la représentation parlementaire se trouve face à une menace pour les droits de l’homme »18.
19Une importante méta-analyse a été réalisée par l’équipe d’Oxford et de Cambridge dirigée par Senna Fazel et John Danesh22. Ils passent en revue 62 publications internationales portant sur 22.790 détenus de 12 pays occidentaux ayant une moyenne d’âge de 29 ans et qui sont des hommes dans 81 % des cas. Si les résultats de cette méta-analyse sont loin des propos caricaturaux et alarmants de la presse nationale de ces derniers mois, ils sont néanmoins préoccupants, retrouvant 4 à 10 fois plus de pathologies psychiatriques dans les établissements pénitentiaires que dans la population générale, alors que les prisons sont partout sous-dotées en soignants. Pour mémoire il ne faut pas oublier que des chiffres identiques ont toujours été retrouvés dans les lieux où se concentrent les populations précarisées, comme les foyers d’hébergement par exemple. Fazel et Danesh retrouvent chez les hommes incarcérés 3,7 % de psychoses chroniques (au sens du DSM IV), 10 % de troubles dépressifs caractérisés, et 65 % de troubles de la personnalité incluant 47 % de personnalités antisociales. Chez les femmes, ils constatent respectivement 4 % de psychoses chroniques, 12 % de troubles dépressifs et 42 % de troubles de la personnalité, avec 21 % de personnalités antisociales. En ce qui concerne les psychoses chroniques chez les hommes prévenus, les auteurs constatent une dispersion très relative dans les études publiées validées : de 5 % dans le travail de Roesch à 2 % dans celui de Powell. Chez les femmes, les fourchettes pour les psychoses chroniques sont comprises entre 3 et 5% de la population pénale de femmes détenues. Fazel et Danesh font une comparaison avec la population générale : quatre fois plus de psychoses ou de dépressions dans la prison et 10 fois plus de personnalités antisociales au sens du DSM IV. En dépit de droits pénaux très différents et d’organisations médico-socio-psychiatriques très hétérogènes, les chiffres retrouvés par la méta-analyse publiée dans le Lancet sont suffisamment homogènes pour penser qu’il s’agit là d’un problème commun à tous les pays industrialisés : comment répondre au mieux aux besoins de soins psychiatriques des établissements pénitentiaires ? Comment établir dans une société démocratique un équilibre satisfaisant entre psychiatrie, prison et hébergement social ? Peut-on aller plus loin dans la fermeture des lits hospitaliers de psychiatrie comme dans celle des foyers d’hébergement ? Quelle réponse donner aux délinquants présentant des personnalités psychopathiques ? 23
Ce que nous appelons «?la fidélité?» et que l’on nomme encore «?syndrome de Tanguy?» serait une prise d’indépendance relativement tardive, sans heurts et très accompagnée par les parents. C’est même eux qui installent l’adolescent dans un endroit investi par eux, quitte à le meubler. C’est une sorte de simple substitution de lieu, car souvent les parents gardent une clé et se permettent même de rentrer dans le logement à l’improviste comme chez eux. Le lien téléphonique fonctionne comme une sorte de cordon ombilical. Il y a donc une réduplication du corps familial à l’extérieur.
Enfin pour ce qui est d’une «?rupture?» violente de l’adolescent avec sa famille qui prend souvent l’aspect d’une fugue ou d’un arrêt des contacts après une dispute violente ou une longue incompréhension. Cette violence est souvent accompagnée de l’impensable qui offre l’image d’un corps familial porteur de zones arrachées par le disparu. Souvent la famille vivra dans le non-dit, le secret ou la honte de l’événement.
Pourtant, rappelle Emily Troscianko, « les principales théories soutiennent que les effets thérapeutiques liés à la lecture découlent d'un processus impliquant une identification (avec le caractère ou la situation dans le texte) suivi d'une solution, d'un dénouement (dans la nature de la condition d'une personne) ». Un schéma classique, en somme, où le lecteur s'identifie, puis assiste à une résolution, qui s'apparente à un happy end.
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