15La thèse opposée est aussi soulignée par nos élus : le rapport Foch constatait en 1999 que « la prison est finalement souvent le seul lieu d’accueil des personnes souffrant de troubles psychiatriques graves »19. Régulièrement la presse nationale dénonce le fait que les prisons accueillent une très grande proportion de malades mentaux : les chiffres cités vont jusqu'à laisser supposer que 50 à 60 % de la population pénale seraient dans notre pays constituée de personnes détenues présentant des troubles psychotiques ! Pour débattre de ce problème, il est essentiel de se centrer dans un premier temps sur les pathologies psychiatriques reconnues, appartenant à l’axe I des classifications internationales que ce soit le DSM IV ou la CIM 10. Il faut en particulier se focaliser sur les psychoses chroniques et notamment sur la schizophrénie, les idées souvent avancées par la presse nationale étant que les psychotiques chroniques s'accumulent dans la prison, faute d'avoir des réponses sanitaires adaptées par les hôpitaux psychiatriques.
« Ainsi, à l’inverse de formes variées de thérapies cognitives et d’autres psychothérapies, pour lesquelles des preuves objectives et irréfutables existent maintenant – à la fois en tant que thérapies isolées ou en tant qu'additions au traitement pharmacologique – il n'y pas de preuve irréfutable, à part des impressions subjectives, que la psychanalyse est meilleure que la thérapie non analytique ou le placebo. »
L’attaque-fuite figure donc ici un comportement stratégique assez largement raisonné. Isabel Menzies-Lyth (2002), à ce sujet, pourrait considérer cette réaction des étudiants comme pertinente au regard du fonctionnement institutionnel et de l’objectif de chacun en groupe, donc comme du travail. Rappelons que l’affirmation de Bion, ici et là, selon laquelle tout groupe fonctionne selon une hypothèse de base ne correspond pas à l’observation des groupes de travail au sein desquels la coopération est réalisée sans beaucoup de problèmes, même si des anxiétés diverses les traversent. De ce point de vue, le reproche récemment adressé par Dejours (2012) à Freud selon lequel, en ne se penchant que sur deux groupes très particuliers et fortement hiérarchisés – l’Église et l’Armée – il aurait négligé la dimension créative des collectifs, a donc pour parallèle celui que l’on peut adresser à Bion au regard de la portée, prétendue générale, de sa théorie.
La méthode pour l'onction votre bougie est assez spécifique. La méthode la plus générale consiste à tenir la chandelle rituel dans une main, plonger les deux premiers doigts de l'autre main en pétrole et en commençant par le haut (l'extrémité avec la mèche) Passez votre doigt huilé vers le bas vers le centre de la bougie rituel. Arrêtez-vous au centre, soulevez votre doigt, tournez légèrement la bougie et répéter le processus jusqu'à ce que tous dans la moitié supérieure de la bougie est couverte. Ensuite, à partir de la base de la bougie, exécutez les doigts huilés vers le centre. Arrêter à nouveau au centre, soulevez les doigts, tournez légèrement la bougie et répéter le processus jusqu'à ce que tout le fond de la bougie a été enduit.
— D’un point de vue économique, l’image du corps familial travaille l’énergie psychique de ses membres autour du pôle isomorphique pour fédérer un moi psychique groupal dont l’axe gravitationnel serait l’origine commune d’un même corps ancestral. En retour, l’image du corps familial recharge libidinalement les Moi de chacun de ses membres. Ils en ressentent une plus grande force et confiance de soi face aux dangers de la réalité extérieure et de l’étranger. Elle surinvestit de certitude le lien d’attachement au groupe familial et déplace dans l’espace intersubjectif la conflictualité.
Commençons par le déterminisme prima faciae et absolu (celui de Freud en est l'exemple type). Il signifierait ceci : « notre connaissance apriori de l'objet est absolue et exclut toute forme de hasard. Par conséquent elle exclut, apriori tout risque d'être contredite par les faits, y compris ceux du hasard. Nous n'avons donc pas besoin de tests ultérieurs pour augmenter notre connaissance laquelle sera donc toujours confirmée par les faits ». D'où peut-être, la célèbre réponse de Freud à Saul Rosenzweig : « la profusion d'observations fiables sur lesquelles reposent ces assertions psychanalytiques les rendent indépendantes de toute vérification expérimentale ». (Lettre de Freud à Rosenzweig). On trouve un autre exemple illustratif chez Henri Atlan. Il écrit dans son livre « La science est-elle inhumaine » : « Dès que l'on peut prédire un événement futur par une loi, cet événement existe en quelque sorte déjà dans la connaissance qu'on en a et le futur d'apportera rien de plus ». Cette forme de déterminisme est la plus radicale, elle correspond à ce que Popper nomme « déterminisme scientifique » dans son livre « L'univers irrésolu, plaidoyer pour l'indéterminisme », et, comme il le démontre, elle n'est absolument d'aucune utilité pour la science, puisqu'elle ne peut donner lieu à la réussite d'aucun projet de prédiction, d'explication ou de description qui soit falsifiable. Il nous paraît indiscutable que la psychanalyse toute entière s'inscrit indissociablement dans cette forme de déterminisme, selon les propres termes de Freud, et qu'elle n'est donc qu'un apriorisme.

Toutefois, les groupes de travail ne se réduisent pas aux groupes homogènes de métiers, loin de là. Les groupes de projets plurifonctionnels, les « task-forces », les équipes virtuelles internationales (Chevrier, 2012), les équipes de recherche pluridisciplinaires et, plus communément, les équipes de travail au sein des organisations offrent la possibilité d’une exploration de leur dynamique manifeste et inconsciente. Un champ très vaste est donc ouvert à ce sujet. Explorer la relation entre une activité groupale spécifique et les processus psychiques qu’elle sollicite au sein du collectif de travail, telle est la perspective qui se dégage au terme de notre réflexion.
Psychokinesis est une autre capacité surnaturelle populaire, mais plutôt rare. Il est synonyme de télékinésie, la capacité de se déplacer et d'influencer les éléments à l'aide de l'esprit. Ce pouvoir signifie paranormal qu'une personne peut déplacer des objets avec leur esprit - comme des chaises, ou même un corps humain. Le don de psychokinèse peut même être utilisé pour influencer le résultat d'un objet, comme une machine à sous.
Or ce qui est réellement intéressant dans le travail d’Ehrenberg, c’est la mise en évidence de la peur que suscite l’autonomie et les dangers qu’elle pourrait représenter pour la démocratie. Utiliser les discours analytiques pour en rendre raison est selon lui l’un des moyens de mettre en scène cette inquiétude. L’hypothèse que la psychanalyse, ou du moins ses débats, est aussi une mise en scène de ces questions reste toutefois impensée.
Au sujet des positions de Freud sur le déterminisme, le nombre et le contenu même des citations révélant les options sans équivoque de Freud, a pour objectif de démontrer à quel point il tenait à cette version du déterminisme qu'il défendra avec âpreté jusqu'à la fin de sa vie. (Sur ce point précis, Frank Sulloway, écrit dans « Freud biologiste de l'Esprit », Fayard, p. 87 : « Dans le travail scientifique auquel il consacra toute sa vie, Freud se caractérise par une foi inébranlable dans l'idée que tous les phénomènes de la vie, y compris ceux de la vie psychique, sont déterminés selon des règles inéluctables par le principe de la cause et de l'effet. (...) Qui plus est, que les réponses du patient fussent vérité ou fantasme, elles étaient toujours déterminées psychiquement, comme Freud l'expliquait devant la Société de psychanalyse de Vienne en 1910. »).
En effet, pour comprendre le cheminement de Pierre-Henri Castel, il faut croire avec lui en l’existence des pathologies psychiques qui ne semblent pas avoir seulement des valeurs d’usage, contrairement au postulat de Wittgenstein qu’il cite : « le sens des concepts, c’est l’usage » (Castel 2009, p. 9). L’intérêt que peut présenter une discussion sur ce que pourrait être le trouble générateur de la psychose n’apparaît que si on estime que le terme psychose recouvre une entité « vraie », dont on ne peut peut-être pas définir les contours, malgré le « fait » que ceux-ci existent. Cette posture présente l’avantage de ne pas se poser trop de questions sur les normes et le concept de pathologie, de pouvoir défendre les bénéfices à tirer de l’approche naturaliste pour la psychiatrie sans questionner la pratique psychiatrique d’attribution systématique d’un diagnostic et d’écrire sur l’esprit malade sans discuter une quelconque définition de l’esprit ou de la maladie.
Pour reprendre une proposition de Hernando Ramírez (1995) sur l’existence d’une pulsion originaire de complétude, nous pensons que le bébé à la naissance perd ces repères qu’il avait construits durant sa vie in utero. Ce que nous concevons comme un décontenancement, sorte de décorporation qui pousse la psyché de l’infans à la recherche d’un nouveau contenant à l’extérieur, dans la réalité. Grâce à la relation maternelle de soins et de corps à corps, la pulsion de complétude va trouver le corps vivant de la mère sous forme de holding et de handling, décrits par Donald Winnicott (1971). Cette pulsion de complétude, qui est à la recherche du corporel, permet d’abord de comprendre la psyché de l’enfant comme une tension qui cherche à s’ancrer sur tout objet extérieur bien défini et contenant. Et grâce à ces qualités, l’objet devient alors attractif pour l’émergence des premières représentations nidifiantes de la psyché. Il en va ainsi pour le corps maternel, puis pour tous les autres substituts qui offriront un réceptacle suffisant pour accueillir la corporéité. Les individus, puis les groupes restent dans une nostalgie d’un corps perdu, qu’ils ont constamment à réinventer, soit avec leur famille, soit avec la société. Ainsi la psyché retrouvera l’imago du corps maternel dans des objets extérieurs, tels que certains meubles très contenants telle qu’une armoire à linge, ou plus vaste encore… comme une maison (ne parlons-nous pas «?de corps de bâtiment?»??). Nous repérons encore ce phénomène dans des situations groupales enveloppantes favorisant les processus d’incorporation, telles que les cérémonies solennelles et les festins familiaux.
si le besoin de reconnaissance est trop important, les anxiétés identitaires, narcissiques risquent de prendre le dessus, d’inhiber et de polluer la production collective. À l’inverse, l’affirmation de soi, de son point de vue, peut être insuffisante en raison de risques perçus ou d’une posture phobique ou passive-agressive face à la dynamique du groupe ou au narcissisme d’autrui ;

Dans son livre « L'univers irrésolu, plaidoyer pour l'indéterminisme », Karl Popper, démontre, l'impossibilité pour toute forme de déterminisme absolu et aprioriste (prima faciae), qu'il nomme « déterminisme scientifique », d'avoir une quelconque valeur explicative, descriptive, et prédictive. Pour Popper, cette forme de déterminisme, n'est absolument d'aucune utilité pour la science car elle ne peut avoir strictement aucune valeur explicative. Voici comment Popper définit le déterminisme aprioriste et absolu dans ce même livre, Pages 25 et 27 : « On peut décrire ce que j'appelle le caractère prima faciae déterministe de la physique classique le plus aisément en prenant appui sur le Démon de Laplace. (...) Laplace introduit (...) la fiction d'une intelligence surhumaine, capable de déterminer l'ensemble complet des conditions initiales du système du monde à un instant donné, quel qu'il soit. A condition de connaître ces conditions initiales, ainsi que les lois de la nature (les équations de la mécanique), le Démon serait en mesure, selon Laplace, de déduire tous les états futurs du monde. A condition, par conséquent, que les lois de la nature soient connues, le futur du monde serait implicite dans chaque instant de son passé. La vérité du déterminisme serait donc établie. (...) J'introduis cette désignation afin de caractériser certains aspects de la théorie de Newton, de Maxwell, ou d'Einstein, par opposition à d'autres théories connues comme la thermodynamique, la mécanique statistique, la théorie quantique, et peut-être aussi la théorie des gènes. Je suggère la définition suivante : Une théorie physique est prima faciae déterministe si et seulement si elle permet de déduire, à partir d'une description mathématiquement exacte de l'état initial d'un système physique fermé décrit dans les termes de la théorie, la description, avec n'importe quel degré fini de précision stipulé, de tout état futur du système. Cette définition ne requiert pas des prédictions mathématiquement exactes, mêmes si les conditions initiales sont supposées être absolument exactes. »

Les professionnels des CUMP sont à votre disposition sur les lieux de l’évènement, dans les établissements de santé et dans les centres d’accueil des familles et des impliqués. La prise en charge qu’ils vous proposent a pour objectif d’atténuer l’impact psychique des événements que vous avez vécus. Ils peuvent également intervenir pour des soins post-immédiats avec préparation des relais thérapeutiques ultérieurs.
The travel bug inside you is itching to be let loose, but things are not so simple when it comes to finding new destinations, says Ganesha. With you, holidaying goes hand in hand with delays. So, although you might be excited at the prospect of going to new places, this excitement will be somewhat curtailed thanks to postponements of travel plans. Well, such is life, so don't go about taking it to heart and getting all upset.
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