si le besoin de reconnaissance est trop important, les anxiétés identitaires, narcissiques risquent de prendre le dessus, d’inhiber et de polluer la production collective. À l’inverse, l’affirmation de soi, de son point de vue, peut être insuffisante en raison de risques perçus ou d’une posture phobique ou passive-agressive face à la dynamique du groupe ou au narcissisme d’autrui ;

C’est une technique que Pichon-Rivière créa en 1946. Alors responsable du service d’adolescents de l’hôpital neuropsychiatrique pour hommes de Buenos Aires, la démission (ou la mise à pied ?) soudaine de l’ensemble du personnel infirmier le conduisit à transformer les patients de son service en « opérateurs » à travers un processus de formation en groupe, qui l’aida à construire sa théorie des groupes ainsi que sa technique, utilisée depuis, non seulement pour la formation de psychologues mais aussi pour celle des « leaders », ainsi que pour le travail théâtral (mise en scène et interprétation), par exemple.
Dans le registre de l’imaginaire, la production fantasmatique tourne autour d’un vécu de corps commun, qui serait une élaboration métaphoro-métonymique de l’organisme individuel, que nous retrouvons illustrée dans les expressions : «?Il est la tête pensante de la famille, c’est mon bras droit.?» Selon l’approche de Gisela Pankow (1977), il y aurait un rapport dialectique entre la partie et le tout. Dans la tyrannie des collusions inconscientes, nous pouvons retrouver des effets d’hystérisation de certains membres qui se mettent en scène au nom du groupe familial et qui se font porte-symptômes de la problématique des autres. Ce que René Kaës (1993) appelle la fonction phorique dans les groupes.
La méthode pour l'onction votre bougie est assez spécifique. La méthode la plus générale consiste à tenir la chandelle rituel dans une main, plonger les deux premiers doigts de l'autre main en pétrole et en commençant par le haut (l'extrémité avec la mèche) Passez votre doigt huilé vers le bas vers le centre de la bougie rituel. Arrêtez-vous au centre, soulevez votre doigt, tournez légèrement la bougie et répéter le processus jusqu'à ce que tous dans la moitié supérieure de la bougie est couverte. Ensuite, à partir de la base de la bougie, exécutez les doigts huilés vers le centre. Arrêter à nouveau au centre, soulevez les doigts, tournez légèrement la bougie et répéter le processus jusqu'à ce que tout le fond de la bougie a été enduit.
Selon nous, la plupart des séminaires de dynamique de groupe visent surtout la dernière dimension en s’appuyant sur l’exploration du seul « hic et nunc » sur la base de tâches dont le rapport avec la vie professionnelle est loin d’être évident. Il y manque l’analyse du contexte institutionnel, de la nature du travail et du rôle joué par le dispositif formatif mis en œuvre.
« Un psychanalyste, au cours de longues années d'étude (...), pourra déterrer des «causes» en tout genre - (...) - enfouies dans l'inconscient de son patient. Ira-t-on pour autant jusqu'à croire que l'analyste, avec toute la science qu'il a des motifs de son patient, serait en mesure de prédire avec précision le temps que celui-ci mettra pour monter les escaliers ? Le psychanalyste affirmera peut-être pouvoir effectuer même cette prédiction, à condition de disposer de suffisamment de données. Mais il sera incapable d'énoncer les données qui seraient suffisantes à cet égard, et d'en rendre compte. Car d'une théorie qui permettrait à l'analyste de calculer le degré de précision requis des données, il n'existe pas même le soupçon. »
« La légende freudienne passe à peu près complètement sous silence le milieu scientifique et culturel dans lequel s’est développée la psychanalyse, d’où le thème de l’originalité absolue de tout ce qu’elle a apporté : on attribue ainsi au héros le mérite des contributions de ses prédécesseurs, de ses associés, de ses disciples, de ses rivaux et de ses contemporains en général84. »
« Un psychanalyste, au cours de longues années d'étude (...), pourra déterrer des «causes» en tout genre - (...) - enfouies dans l'inconscient de son patient. Ira-t-on pour autant jusqu'à croire que l'analyste, avec toute la science qu'il a des motifs de son patient, serait en mesure de prédire avec précision le temps que celui-ci mettra pour monter les escaliers ? Le psychanalyste affirmera peut-être pouvoir effectuer même cette prédiction, à condition de disposer de suffisamment de données. Mais il sera incapable d'énoncer les données qui seraient suffisantes à cet égard, et d'en rendre compte. Car d'une théorie qui permettrait à l'analyste de calculer le degré de précision requis des données, il n'existe pas même le soupçon. »
À la lumière des diverses positions antagonistes exprimées, comme celles de Jean Laplanche ou de Karl Popper, il semble que ce qui ferait le plus défaut à la psychanalyse et à la démarche freudienne en particulier, pour accéder au statut de science, serait une certaine dimension sociale de la preuve. Karl Popper, avec son critère de réfutabilité des théories (à condition que les procédures de mise à l'épreuve des théories soient explicites, contrôlables de manière indépendante par les autres chercheurs, et non isolées donc subjectives), est l'un des philosophes des sciences à avoir le plus insisté sur cet aspect. Pour lui, aucune théorie ne peut être scientifique, si elle n'est pas réfutable de manière intersubjective et contrôlée, car chaque individu vivant sur Terre, fait sans arrêt, selon Popper, ses propres « conjectures et réfutations » isolées, dans le monde de ses propres pensées et projets subjectifs (que Popper nomme « le Monde 2 ») ou en relation avec son environnement constitué d'objets physiques, (« le Monde 1 »), ce qui est également le cas, selon Popper, de certains animaux. Les réfutations n'ont pas la moindre chance d'accéder au véritable statut « poppérien », si elles ne passent pas du « Monde 2 » au « Monde 3 », qui est celui de la connaissance objective, où les idées et les méthodes sont d'abord communiquées à d'autres, et encadrées au sein d'institutions qui organisent ce type d'échanges et de communications (laboratoires, articles, conférences, tests, etc.) pour éventuellement faire l'objet de tests scientifiques ou par exemple être identifiées comme métaphysiques voire reléguées au rang d'impostures intellectuelles.
Enfin, dans un ouvrage tel que "Le réalisme et la science", (faisant suite à "La logique de la découverte scientifique"), Karl Popper s'insurge face à une mécompréhension de son critère de démarcation, et par conséquent de la réfutabilité (scientifique). Il argumente, (comme dans beaucoup de ses autres livres) sur le fait que la réfutabilité n'a aucun statut scientifique si on la limite à un point de vue logique, étant donné le fait incontestable que tout le monde peut produire des énoncés logiquement réfutables en dehors de tout cadre scientifique, (comme le fit Sigmund Freud). Par conséquent, (selon Karl Popper), et contre les avis de Jean Laplanche et Adolf Grünbaum, il y a nécessairement trois niveaux de réfutabilité, tous nécessaires mais non suffisants, pour qu'une théorie ou une doctrine puisse prétendre à la réfutabilité scientifique : la réfutabilité logique est la première étape, sans laquelle la suivante, la réfutabilité empirique, est impossible, (il est évidemment impossible de soumettre à un test empirique un énoncé particulier qui n'a pu être déduit d'une théorie qui justement ne permettait pas l'inférence d'un tel énoncé parce qu'elle était au départ logiquement irréfutable). Mais une fois qu'une théorie a bien été identifiée comme "empiriquement réfutable", il faut que l'on puisse démontrer le caractère non-accidentel d'une réfutation ou d'une corroboration, et qu'il soit donc méthodologiquement possible de répéter un test, et de surcroît, selon des méthodes intersubjectives et indépendantes de contrôle. Cette étape est nommée par Popper, la réfutabilité méthodologique ; et il soutient encore le fait que son critère de démarcation doit avant tout se comprendre dans ce sens. Mais pour Karl Popper cette dernière étape, (nécessairement dépendante des précédentes), ne suffit pas encore, parce qu'un groupe d'individus pourrait fort bien y avoir recours en dehors de tout cadre scientifique déjà reconnu, donc en dehors de toute tradition scientifique, et ainsi sans devoir justifier de la filiation des tests qu'il pourrait réaliser. En définitive, explique Popper, n'est scientifiquement réfutable qu'une théorie qui peut être soumise au niveau méthodologique de réfutabilité, et aussi dans un cadre scientifique institutionnellement reconnu, encadré et animé par des personnes dont la formation et les compétences sont également reconnues et encadrées par des institutions.
Lorsque vos données personnelles sont transférées sur la scène internationale, nous nous assurons de respecter les lois et les règlements applicables et nous prenons des mesures pour assurer que les receveurs de vos données maintiennent un niveau adéquat de protection des données, en ce compris, à travers les clauses contractuelles types de la Commission européenne. Nous transférons également les données aux États-Unis à des fins d’hébergement vers des sociétés soumises au Bouclier de protection des données UE-États-Unis (US-EU Privacy Shield).
9. Enfin dans le même esprit, deux modalités défensives liées à l’organisation du travail : la sur-structuration et la sous-structuration de l’organisation du travail (Amado, 1999). La sur-structuration se manifesterait par une centralisation excessive du leadership, le respect scrupuleux de l’ordre du jour, des consignes, des échéances temporelles, l’organisation rigoureuse des prises de parole, la crainte des dérives et de la pensée associative. La pensée opératoire prendrait le pas sur la compréhension des phénomènes de groupe, sur la tolérance à la complexité. La sur-structuration représenterait, au fond, une protection contre la conflictualité, l’émotionnel, une lutte contre le chaos pulsionnel sans cesse redouté, une défense contre les anxiétés psychotiques. À l’inverse, la sous-structuration de l’organisation du travail prendrait la forme d’une ouverture, une tolérance et une sorte d’autogestion exacerbée peu respectueuses des contraintes imposées par la réalité (du travail, de la mission, de l’organisation, des délais). Les compromis, le consensus, l’exploration des tensions interpersonnelles en vue d’une meilleure harmonie, la sensibilité au vécu émotionnel prendraient ici une place centrale au nom d’une idéologie égalitariste que rien ne semblerait pouvoir faire vaciller. Cette sous-structuration représenterait en fait une défense contre l’influence, l’expertise et la différenciation nécessaires à l’accomplissement de la tâche opérationnelle. Ces deux modalités défensives – que l’on pourrait tout aussi bien opposer en parlant de surinvestissement de l’objet-tâche d’un côté et de surinvestissement de l’objet-groupe de l’autre – sont en fait étroitement liées. Elles constituent les deux réponses extrêmes à l’inévitable tension entre le désir d’action, de réalisation, d’efficacité d’un côté, et la préservation de l’intégrité psychique, le respect d’autrui, le plaisir de former un groupe de l’autre.
« (...) Mais quels que soient les aspects étranges que présentent les actes manqués et leurs corrélats, il reste que le déterminisme psychique qu'ils illustrent, s'étendant à tant de manifestations différentes, paraît changer de nature. Il se métamorphose en principe métaphysique. Car pour la science, on l'a dit, il se résume à affirmer que si tel phénomène est donné, alors tel autre suit, selon telle loi. Son expression est donc conditionnelle. En outre, la nécessité de l'enchaînement est manifestement une nécessité pensée, et introduite du dehors dans les phénomènes par le jeu des hypothèses et de leurs confirmations empiriques. Mais que se passe-t-il, quand rien n'échappe, dans le réel même des connexions mentales, aux lois d'un inconscient déterministe? La conditionnalité de l'enchaînement disparaît : tout est déterminé de façon fatale, au sens où la succession des causes et des effets ne peut nulle part être réorientée dans un sens ou dans un autre. Notre sentiment de spontanéité ne pèse alors pas plus lourd, selon le mot de Kant, que l'opinion d'un tournebroche sur sa liberté d'action. Il est difficile, ainsi, de concilier l'ambition déterministe, donc la réalité de lois causales contraignantes dans la vie psychique (y compris dans ses manifestations ordinairement considérées comme contingentes), et l'idée d'une guérison de la névrose qui remettrait entre les mains du malade quelque chose, un mécanisme sur lequel il pourrait agir, en opérant les choix (moraux ou esthétiques) dont Freud parlait la veille. »
« indépendamment des questions que l'on peut se poser à propos de la nature et de l'origine de la causalité, il semble, en effet, qu'un processus qui peut être prédit avec certitude est d'une manière ou d'une autre causalement déterminé et qu'inversement le caractère causalement déterminé d'un processus implique la possibilité de le prévoir, pour un observateur qui aurait une connaissance complète de toutes les circonstances qui concourent à sa production et rendent inévitable son occurrence. »
8Il fait des liens entre Klein et Hegel à propos des processus intégratifs : pour penser des éprouvés douloureux, il faut que l’esprit relâche ses défenses. « l’intégration synthétique rationnelle » (p. 218), est un mécanisme de développement qui ne peut se mettre en place si les défenses primitives perdurent. Il développe comment le sujet en vient à rigidifier ses défenses par les trois moments logiques de la constitution du psychisme selon Bion.
« Ce qui me distingue d'un homme superstitieux, c'est donc ceci : je ne crois pas qu'un événement, à la production duquel ma vie psychique n'a pas pris part, soit capable de m'apprendre des choses cachées concernant l'état avenir de la réalité ; mais je crois qu'une manifestation non-intentionnelle de ma propre activité psychique me révèle quelque chose de caché qui, à son tour, n'appartient qu'à ma vie psychique ; je crois au hasard extérieur (réel), mais je ne crois pas au hasard intérieur (psychique). (...) »
« Pour deux raisons la folie nous rend irresponsable, parce qu’elle nous désassimile et parce qu’elle nous aliène, parce qu’elle nous fait étranger à notre milieu et parce qu’elle nous fait étranger à nous même. Elle refond le moi, bien que, le plus souvent, elle le fasse tomber du coté où il penchait déjà, et le moi nouveau qu’elle lui substitue a pour essence d’être insociable… Voilà pourquoi nos principes défendent de punir le fou… Toute folie est une extravagance qui nous isole d’autant plus qu’elle est fixée, consolidée et chronique. » (Tarde, La philosophie pénale, 1890, p 113-114).
Les voyants donnent généralement des conseils sur une situation de la vie. Ils donnent des conseils, après avoir fait quelques consultations avec les forces invisibles dans ce monde et même dans le monde des esprits. Les voyants utilisent des méthodes différentes et des capacités psychiques et les talents pour mener leurs voyance. Il y a aussi des différents départements de voyance. Il y a ceux qui se spécialisent dans le monde de l'esprit, ils sont appelés médiums psychiques, il y a aussi ceux qui se spécialisent dans les lectures psychiques d'amour, il y a aussi des médiums tarot, il y a ceux dont la spécialité est l'interprétation des rêves, il y a ceux qui maîtrisent l'acte de jet de sorts ... bref il y de nombreux types de médiums trop nombreux pour les citer tous.
« […] Il est difficile, ainsi, de concilier l'ambition déterministe, donc la réalité de lois causales contraignantes dans la vie psychique (y compris dans ses manifestations ordinairement considérées comme contingentes), et l'idée d'une guérison de la névrose qui remettrait entre les mains du malade quelque chose, un mécanisme sur lequel il pourrait agir, en opérant les choix (moraux ou esthétiques) dont Freud parlait la veille. »
La question de la scientificité de la psychanalyse est probablement la plus importante de toutes concernant le statut de cette théorie. Elle engage son histoire depuis les origines, les projets de son père fondateur, ainsi que ceux de ses disciples. Même si beaucoup de psychanalystes paraissent avoir renoncé au statut de scientificité justifiant que la psychanalyse est avant tout une « pratique » (thérapeutique) « qui se vit » avec une autre personne, il fut toujours l'objet de très vives polémiques, lesquelles sont encore prégnantes aujourd'hui étant donnés l'importance des enjeux socio-culturels. Si dans d'autres domaines scientifiques bien établis, certaines controverses sont achevées, la question de la scientificité de la théorie freudienne est sujette à d'incessants rebondissements.
Nous pouvons comprendre pourquoi le bébé devient l’objet narcissique privilégié des parents et des familles, pourquoi les familles tiennent à rassembler tous leurs membres durant certaines réunions et cérémonies rituelles afin d’évaluer leur esprit de famille, et pourquoi elles se cherchent un lieu bien défini et investi pour pouvoir être contenues?; c’est-à-dire la maison (Eiguer A., 1983, 2004). Le corps familial prend appui sur le groupe des corps individuels, c’est dans leur réunification favorisée par des moments régressifs qu’il se régénère. Selon beaucoup d’auteurs, le fond psychique est souvent défini d’une nature groupale et syncrétique, les parties non-Moi du Moi de J.?Bleger (1979), comme les noyaux agglutinés de Donald Meltzer (1975), les noyaux psychotiques de W. Bion (1962) ou encore les groupes internes de René Kaës (1993). Le fonds syncrétique de la psyché se construit simultanément sur le substrat pulsionnel individuel mais aussi dans le lien intersubjectif de la mère soutenue et contenue elle-même par l’enveloppe groupale du corps familial.

Ce guide (pdf 1,49 Mo) est destiné aux équipes pluridisciplinaires des MDPH et à leurs partenaires, accompagnant la personne handicapée et/ou intervenant auprès d’elle. Il doit permettre de favoriser les coopérations en développant un langage commun et partagé des troubles psychiques, des pratiques et des cadres d’intervention de chacun des partenaires.
11Les aliénistes des XVIII et XIXè siècles ont développé un intérêt marqué pour la psychiatrie médicolégale et criminelle. L’expertise pénale occupe une place de choix dans la pratique psychiatrique du XIXè siècle. Tous les grands traités de clinique psychiatrique lui font une place honorable. Régis dans son traité, dont la première édition date de 1887, étudie la « capacité d’imputation » dont découle la responsabilité pénale. Cette capacité d’imputation suppose pour lui la liberté de juger et de discerner, c'est-à-dire de faire « le départ entre ce qui est bien et ce qui est mal, entre ce qui est utile et ce qui est nuisible, entre ce qui est légal et ce qui est illégal. Elle suppose aussi pour lui la liberté de se décider de se déterminer sur les motifs fournis par la faculté de juger ». Il y a irresponsabilité quand une de ces conditions psychologiques manque. Régis accepte le concept de « responsabilité semi-atténuée des semi aliénés » : dans les périodes d’incubation des maladies mentales, dans l’hystérie, l’épilepsie, et l’alcoolisme11… Dide et Guiraud dans leur traité de psychiatrie développent la discussion médicolégale de l’expertise. Il s’agit bien chez l’aliéné irresponsable « d’expliquer que les troubles du jugement mis en relief dans l’étude clinique expliquent bien l’acte antisocial, qu’il s’agit là d’un symptôme clinique de la maladie »12…Rogues de Fursac développe de façon importante le chapitre médicolégal de son traité, notamment dans l’édition de 192313. Il insiste sur le rôle de « conseiller technique » du psychiatre : « le psychiatre est absolument qualifié pour prévoir les réactions futures d’un délinquant psychiquement anormal et les effets que l’on peut attendre sur sa conduite à venir de l’indulgence ou de la sévérité… L’expert doit non seulement établir l’existence de troubles psychiques chez le sujet soumis à son examen mais démontrer que ces troubles existaient au temps de l’infraction… Rogues de Fursac insiste surtout sur l’importance d’assurer la défense sociale au moyen de mesures médicales : « j’estime en effet que l’expert n’a le droit de déclarer irresponsable un individu que s’il peut proposer des mesures d’ordre médical suffisantes pour assurer la défense sociale, soit en modifiant au moyen d’une thérapeutique appropriée le psychisme du sujet, soit en l’internant dans un asile d’aliéné avec la certitude que son état mental permettra de l’y conserver aussi longtemps que persistera chez lui l’état dangereux ». Gilbert Ballet pour sa part soutient la position de Jules Falret selon laquelle il n’y a point de responsabilité partielle pour les aliénés : le code oppose justement la responsabilité des hommes sains d’esprit et l’irresponsabilité des aliénés. Pour Gilbert Ballet, toutes les psychoses confirmées entraînent l’irresponsabilité pénale »14. Pour tous les psychiatres de la première moitié du XIXè siècle, la schizophrénie est devenue le modèle de la maladie mentale irresponsabilisante. L’expert doit rechercher avec attention l’injonction hallucinatoire, l’automatisme mental et le syndrome d’influence. La mise en évidence du délire paranoïde est la base de l’analyse clinique s’orientant vers l’irresponsabilité du sujet.
Mais Jacques Bouveresse62 avance que, en s’appuyant (notamment) sur la critique du « déterminisme scientifique » élaborée par Karl Popper, les théories freudiennes supposées détenir une valeur explicative, ne pourraient en réalité fournir les causes aussi strictes impliquées par l’affirmation d’un déterminisme psychique absolu et aprioriste (prima faciae), et, encore moins, donner lieu à de quelconques prédictions sur le psychisme humain, puisque la capacité revendiquée par Freud de fournir les causes d’un phénomène implique logiquement celle de pouvoir les prédire.

Castel reproche de manière explicite au déterminisme freudien d'être beaucoup trop large en faisant en sorte que « rien n'échappe aux lois de l'inconscient ». Pour Castel, le déterminisme tel que l'a envisagé Freud n'a ainsi plus « aucune valeur explicative dans le réel », puisque, selon ses termes il se métamorphoserait en « principe métaphysique » (Castel).


« La légende freudienne passe à peu près complètement sous silence le milieu scientifique et culturel dans lequel s’est développée la psychanalyse, d’où le thème de l’originalité absolue de tout ce qu’elle a apporté : on attribue ainsi au héros le mérite des contributions de ses prédécesseurs, de ses associés, de ses disciples, de ses rivaux et de ses contemporains en général84. »
On note que dans la précédente citation, Freud ne précise, à priori, aucune classification des nombres ou des mots (même si, dans le reste du livre, il s'attache à étudier l'oubli des noms propres de manière séparée, il en conclut, dans le chapitre 12, à l'extension d'un déterminisme psychique absolu à tous les mots), sachant que l'expression les nombres, implique logiquement tous les nombres (quel que soit le nombre de chiffres pouvant les composer), et que l'expression n'importe quel mot, implique aussi tous les mots, quel que soit leur sens, leur composition en syllabes, et le nombre de lettres. C'est ainsi que dans la « Psychopathologie de la vie quotidienne », Freud prend l'exemple du mot « taganrog » (ibid, page 269). Ce mot, de prime abord absurde et dénué de sens, appartient au genre de mot qui intéresse Freud au premier chef, puisqu'il permet de justifier l'emploi de l'interprétation pour en dégager le sens psychique inconscient lequel devient logiquement signifiant jusque dans l'agencement même des syllabes les unes par rapport aux autres, si l'on tient compte de l'affirmation de Freud selon laquelle tout hasard et tout non-sens doivent être exclus dans la détermination d'un tel mot.
Tout l’enjeu se trouve dans le rapport entre vérité, réalité et nécessité de s’y référer ou non pour la santé mentale. Castel n’aborde pas ces questions de front. Sa défense d’une certaine science et ses agacements face à certaines postures faisant des maladies mentales des concepts très relatifs le poussent sur une pente positiviste. Et c’est le nœud du débat : « ce n’est pas parce qu’on ne peut avoir mieux que du “plus ou moins objectif” qu’on n’a aucune objectivité du tout, ni rien à préférer » (Castel 2009, p. 30). Ce trouble positionnement n’est cependant pas inédit chez un psychanalyste. L’idée que l’on peut, et que l’on doit, essayer d’objectiver ce que nous percevons, que cela est nécessaire à une thérapeutique « scientifique », est défendue par d’autres psychanalystes4, et notamment par le neuropsychiatre Freud en personne. Le fait que l’on peine à comprendre ce que représenterait un gradient d’objectivité en matière d’observation clinique devrait interpeller non seulement sur la réussite de la proposition mais surtout sur sa pertinence. Car le problème soulevé ne concerne pas la réussite plus ou moins achevée du processus d’objectivation, mais les valeurs épistémologiques du chercheur, qui, elles, définiront, non pas la probabilité de parvenir à une objectivation, mais le caractère objectivable ou non d’un sujet. Ainsi, avant de savoir comment l’on peut plus ou moins approcher de la « vérité », il faudrait que l’auteur clarifie son postulat. Il est compréhensible de refuser de tout réduire à un relativisme « tout constructiviste » mais on ne conçoit pas où s’arrête son positivisme « tout objectivable ». Cette obscurité du raisonnement rend son édifice discursif fort difficile à ressaisir.
Supposons que quelque chose de monumental vous arrive, comme si vous avez rencontré une personne extraordinaire qui vous pensez pourrait être « the one ». Si vous souhaitez consulter un médium sur les possibilités avec cette personne ou cet événement, vous souhaitez généralement le faire tout de suite. Pour une lecture en direct, vous devrez peut-être attendre des heures, jours ou semaines pour un rendez-vous. Avec une lecture virtuelle, vous avez accès à des milliers de médiums qui sont toujours disponibles.

En effet, pour comprendre le cheminement de Pierre-Henri Castel, il faut croire avec lui en l’existence des pathologies psychiques qui ne semblent pas avoir seulement des valeurs d’usage, contrairement au postulat de Wittgenstein qu’il cite : « le sens des concepts, c’est l’usage » (Castel 2009, p. 9). L’intérêt que peut présenter une discussion sur ce que pourrait être le trouble générateur de la psychose n’apparaît que si on estime que le terme psychose recouvre une entité « vraie », dont on ne peut peut-être pas définir les contours, malgré le « fait » que ceux-ci existent. Cette posture présente l’avantage de ne pas se poser trop de questions sur les normes et le concept de pathologie, de pouvoir défendre les bénéfices à tirer de l’approche naturaliste pour la psychiatrie sans questionner la pratique psychiatrique d’attribution systématique d’un diagnostic et d’écrire sur l’esprit malade sans discuter une quelconque définition de l’esprit ou de la maladie.
Pour ce qui est du «?compromis?», il y a eu une demande énoncée par l’adolescent et relativement entendue, tout en suscitant des discussions face aux craintes parentales de séparation. Mais des compromis sont trouvés et le jeune a la possibilité de créer lui-même son propre lieu et d’acquérir ainsi une certaine autonomie. Ce qui n’empêche pas certains objets familiaux d’être rapatriés dans le nouvel habitat, le corps familial restant une référence rassurante.
Toute tentative thérapeutique est un projet de prédiction, puisque l'on prédit que par l'application de certaines techniques thérapeutiques soutenues par la corroboration de certaines théories universelles, le patient « guérira » de ses névroses, ou alors « trouvera » un nouveau sens positif à sa vie. Ainsi, et en se basant sur le déterminisme psychique absolu (et aprioriste), la psychanalyse devrait pouvoir réaliser, d'après Popper, des prédictions thérapeutiques, ou tout autre type de prédictions se rapportant au comportement et au psychisme humain, avec n'importe quel degré de précision stipulé à l'avance.
69 % des répondants ont expliqué avoir cherché des ouvrages de fiction et de non-fiction pour les aider à supporter et surmonter leurs TCA, avec 36 % d'interrogés qui jugent avoir trouvé ce qu'ils cherchaient. C'est dans le détail de ses ouvrages que les résultats surprennent : les ouvrages évoquant les troubles des conduites alimentaires, aussi bien en fiction qu'en non-fiction, ont été jugés comme blessants, difficiles à lire, par les participants.

La naissance convoque un regroupement familial afin de venir témoigner de la réalité d’un nouveau venu. Ce dernier vient déstabiliser l’homéostasie du groupe, car il représente d’une part, malgré toute la technologie médicale, un risque de mort et de souffrance pour la mère ou pour lui-même, si l’accouchement se passe mal?; et d’autre part il met en exergue l’existence des absents et des ruptures fréquentes de relations dans les familles «?décomposées et recomposées?».

Bien sûr, si l’on recentre notre réflexion sur les groupes de travail (et non plus sur les groupes thérapeutiques), on peut y retrouver des épisodes où les hypothèses de base – dépendance et attaque-fuite surtout –, ou bien des phénomènes collectifs qui s’en rapprochent, peuvent être repérés. Mais il convient de faire plusieurs remarques à ce sujet. En premier lieu, elles peuvent donc être le produit d’un comportement volontaire ou inconscient de la personne centrale qui crée ainsi la dépendance et la contre-dépendance. Elles peuvent également ne pas correspondre à des mécanismes de défense inconscients mais à des réactions préconscientes, conscientes ou/et stratégiques de la part de participants au groupe susceptibles d’y trouver leur compte. Une courte vignette permet d’illustrer ce point.

Certes, l'intérêt d'une analyse n'est pas de se lancer dans de telles prédictions. Mais il reste que toute tentative thérapeutique est un projet de prédiction puisque l'on prédit que par l'application de certaines techniques thérapeutiques soutenues par la corroboration de certaines théories universelles, le patient guérira de ses névroses, ou alors trouvera un nouveau sens positif à sa vie. Mais comme la psychanalyse postule explicitement le genre de déterminisme insoutenable invalidé par Karl Popper, on serait en droit de lui demander de réaliser des prédictions avec n'importe quel degré de précision stipulé à l'avance sur l'évolution d'une névrose.
Une classe de baccalauréat professionnel commerce de l'institution Robin à Vienne (Isère) et deux enseignantes de l'école (arts appliqués et français) ont souhaité participer à ce projet en réalisant ces clips pour dénoncer la stigmatisation que subissent les personnes avec un handicap psychique. Cette campagne vidéo a été entièrement écrite, tournée et réalisée par les jeunes lycéens aidés d'une équipe de professionnels de l'image. Ils feront l'objet d'exposition dans plusieurs lieux, de Vienne et Pont-Evêque (Isère), notamment au restaurant Le Comptoir des Criques le 29 mars 2018. Ces clips seront également projetés en préambule du cinéma-débat, le jeudi 22 mars 2018, au cinéma l'Amphi de Vienne et à la médiathèque Le Trente (du 15 au 31 mars).
Cet apriorisme (qui constitue le caractère crucial du déterminisme tel que Freud le concevait) relevé, notamment, par Timpanaro, est en effet nécessaire pour pouvoir permettre une technique thérapeutique fondée sur l'interprétation des associations dites « libres »58, puisque pendant l'analyse, selon Freud, le patient doit dire tout ce qui lui passe par la tête (en effet, Freud écrit dans Cinq leçons sur la psychanalyse59 : « […] il faut […] qu'il dise tout ce qui lui vient à l'esprit, même s'il pense que c'est inexact, hors de la question, stupide même, et surtout s'il lui est désagréable que sa pensée s'arrête à une telle idée. S'il se soumet à ces règles, il nous procurera les associations libres qui nous mettront sur les traces du complexe refoulé »).
le porte-voix (Jaitin, 1994), encore appelé « mouchard » ou « poète-radar » : c’est un membre du groupe qui, à un moment donné, « dénonce » ce qui se passe dans le groupe, les anxiétés qui le traversent, articulant ainsi son fantasme inconscient avec la réalité qu’il perçoit. Le porte-voix de Pichon-Rivière est proche de la fonction phorique décrite par Kaës (1993) ;

Il a été constaté que les gens, de cultures, de races, de lieux et même les sexes et les âges, ont en quelque sorte similaire de capacités psychiques. Pour identifier les personnes qui font preuve de capacités psychiques et de comprendre ces capacités tests de puissance psychiques ont été imaginées. Les quatre principaux groupes de talents psychiques sont clairvoyance, télépathie, précognition et la psychokinèse.

Lorsque vous choisissez le lecteur que vous allez, vous devriez vous sentir à l’aise que vous allez recevoir l’information qui est bénéfique pour vous et vos besoins. Choisissez bien et attendent qu’ils peuvent vous aider à trouver ce que vous cherchez. Si vous allez dans la lecture comme si elle était un concours et vous allez essayer de leur prouver le contraire, il serait préférable de ne pas aller du tout. L’objectif du lecteur est de découvrir ce qui se cache de sorte que vous pouvez l’utiliser pour obtenir ce que vous voulez.
L’un des avantages les plus immédiats de se joindre à une salle de chat psychique se trouve dans l’anonymat qu’elle permet. Les personnes qui cherchent une lecture psychique peut être un peu mal à l’aise avec un étranger, ou incertain exactement ce que l’information qu’ils veulent. Dans la salle de chat, ils ne doivent pas rencontrer le lecteur ou les autres membres face à face, et peuvent également choisir un nom d’utilisateur qui est différente de la leur. Cette distance initiale leur permet de savoir si le groupe est un endroit où ils peuvent se sentir à l’aise avant de demander leur lecture ou d’investir une grande quantité de temps.
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