Comment comprendre alors la genèse et la portée du dispositif inventé par Bion ? Quelque peu traumatisé par son expérience de la guerre et l’exercice de l’autorité hiérarchique assimilée à un pouvoir trop souvent illégitime, récalcitrant face aux méandres pathogènes des organisations bureaucratiques, Bion, pourtant initialement intéressé par la réalisation de la tâche [2][2] N’oublions pas que Bion était avant tout intéressé,... au sein des groupes et le « juste » investissement des rôles par chacun, créa curieusement un dispositif où ces deux dimensions étaient difficilement appréhendables. Ni l’institution, ni les participants ne pouvaient véritablement s’y retrouver car la démarche de Bion, à partir d’une intuition féconde, était insuffisamment élaborée, peut-être trop réactionnelle au regard du contexte. Refusant toute structure et toute autorité apparente en contraste avec le cadre militaire auquel étaient confrontés ses patients et dont il était auparavant le garant sur le terrain, il adopta une posture où la libre parole, aussi vécue comme un laisser-faire, allait de pair avec des interprétations groupales pour le moins mystérieuses, en partie liées aux hypothèses de base. En cassant volontairement toute structure classique, Bion sollicita ainsi les anxiétés psychotiques paranoïdes et dépressives, pour lesquelles l’œuvre de Melanie Klein avait éveillé sont intérêt. Ne déclarait-il pas : « J’irai jusqu’à dire que ce sont ces dernières [les anxiétés primitives liées aux relations d’objet partiel] qui sont à l’origine de toutes les formes de comportement de groupe » (Bion, 1965, p.?130) ; sans doute avec l’hypothèse que leur analyse permettrait à la fois de mieux comprendre les phénomènes de groupe, d’accroître l’autonomie des sujets et de les aider à guérir. Toujours est-il que le phénomène psychosocial en cause nous semble plus proche de la prophétie autoréalisatrice (Rosenthal et Jacobson, 1971) que d’une découverte « scientifique » (à laquelle, au demeurant, Bion ne prétendait pas vraiment) : quoi de plus normal en effet que d’osciller entre la dépendance (à un instituant qui ne nous explique pas grand-chose ni de son projet ni de son dispositif et vis-à-vis duquel nous n’avons pas de demande particulière), l’attaque-fuite (fruit de mouvements paranoïdes et dépressifs compréhensibles vu la situation [3][3] Bion se déclarera d’ailleurs surpris que, en tant que...) et le couplage (c’est-à-dire la recherche constante d’une sortie de cette situation inconfortable) ? Bion, bien qu’il ait inventé son dispositif avant d’avoir entrepris une analyse, l’a peut-être calqué sur celui de la cure individuelle, provoquant la régression en groupe (reproche formulé par Nitsun, 1996) et jouant du transfert dans une situation qui ne s’y prêtait pas nécessairement. L’a-t-il réalisé dans l’après-coup ?
L’histoire du jeu de cartes à jouer, nous savons maintenant que le Tarot est une évolution fascinante d’un objet simple dans une méthode de mise au point pour découvrir la connaissance occulte. Bien que son histoire est trouble, d’après ce que nous savons que le jeu de Tarot a commencé comme un jeu connu sous le triomphe, qui était semblable à combler. À la fin des années 1700, les adeptes de l’occultisme en Europe ont commencé à croire les images symboliques dans les cartes avaient plus de sens que leur avait donné le crédit pour jusque-là. Ils ont commencé à utiliser les cartes pour la divination et peu à peu le jeu de Tarot est devenu une partie de la philosophie occulte.
28- le Code de procédure pénale prévoit dans son article D 398 que les détenus atteints des troubles mentaux visés à l'article L. 3213-1 du Code de la santé publique ne peuvent être maintenus dans un établissement pénitentiaire. Au vu d'un certificat médical circonstancié et conformément à la législation en vigueur, il appartient à l'autorité préfectorale de faire procéder, dans les meilleurs délais, à leur hospitalisation d'office dans un établissement de santé habilité au titre de l'article L. 3222-1 du Code de la santé publique.
La méthode pour l'onction votre bougie est assez spécifique. La méthode la plus générale consiste à tenir la chandelle rituel dans une main, plonger les deux premiers doigts de l'autre main en pétrole et en commençant par le haut (l'extrémité avec la mèche) Passez votre doigt huilé vers le bas vers le centre de la bougie rituel. Arrêtez-vous au centre, soulevez votre doigt, tournez légèrement la bougie et répéter le processus jusqu'à ce que tous dans la moitié supérieure de la bougie est couverte. Ensuite, à partir de la base de la bougie, exécutez les doigts huilés vers le centre. Arrêter à nouveau au centre, soulevez les doigts, tournez légèrement la bougie et répéter le processus jusqu'à ce que tout le fond de la bougie a été enduit.
Installée depuis un peu plus de quatre ans à Bordeaux, l'équipe de la maison d'édition Cornélius poursuit le travail de longue haleine commencé en 1991 avec la création de la société. Jean-Louis Gauthey, à la tête d'une équipe de 3 personnes, mène la barque avec détermination, mais sans se prétendre certain de la destination à atteindre. Les éditions Cornélius au...
Les questions que vous pouvez demander, cependant, sont souvent limitées à des types « Oui » et « non ». En d’autres termes, vous ne serez pas en mesure d’avoir une lecture psychique complètement gratuite. Cela ne veut ne pas dire qu’ils ne vous donneront pas d’informations supplémentaires, mais ça sera limité à cette facette de votre vie. Les questions que les gens demandent habituellement sont comme celles-ci :
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La chercheuse questionne donc ce modèle des effets thérapeutiques de la lecture, qui ne s'applique pas dans le cas des TCA. D'autant plus que pour cette forme particulière de troubles psychiques, la prise de conscience du trouble des conduites alimentaires entraine bien souvent la personne qui y est exposée à une sorte de « paralysie » qui l'empêche d'agir pour y remédier.
↑ Lacan, Séminaire, vol. VIII, « Le Transfert », 1960-1961. Voir le commentaire de Didier Eribon, « L’inconscient des psychanalystes au miroir de l’homosexualité » Dans Francis Martens, Psychanalyse : que reste-t-il de nos amours ?, Complexe, coll. « Revue de l'Université de Bruxelles / 1999 » (no 2), 2000, 345 p. (ISBN 2-87027-813-6, OCLC 44448823, notice BnF no FRBNF37733538, lire en ligne [archive]), p. 172-173
Des éléments biographiques de Freud (et d'autres) relèvent plus de l'hagiographie que de la stricte vérité historique dont la restitution fidèle nécessite travail d'archiviste et de déconstruction comme l'illustre le cas Anna O. que Henri Ellenberger fut le premier à démystifier. Bien des documents (lettres, notes, minutes…) ont été détruits par Freud lui-même ou par sa fille aînée (Anna Freud), caviardés, ou soustraits délibérément à l'investigation d'historiens indépendants, et pour des années comme une partie des archives freudiennes conservées à la bibliothèque du Congrès à Washington [réf. nécessaire].
Le groupe de travail auquel nous nous intéressons ici peut donc être défini comme un ensemble de personnes rassemblées dans un environnement spécifique autour d’une tâche et d’un objectif communs dont la réalisation dépend de l’inventivité et l’entraide mises en œuvre ou de la dépendance à une autorité volontairement ou inconsciemment exercée et/ou consentie.
4. La peur de l’inefficacité, de la stérilité, du vide souvent attestée par la dénonciation de la « réunionite », formule fourre-tout qui signale souvent à la fois la méconnaissance des phénomènes de groupe et les carences opératoires des uns et des autres. Il faut bien dire que cette crainte est souvent traversée par le plaisir inconscient d’assister à un échec (particulièrement lorsqu’on est dépendant d’un management autoritaire), la plainte commune qui en découle permettant souvent de s’exonérer à bon compte de sa propre responsabilité dans la progression du travail collectif. Mais cette peur du « vide » produit aussi des mouvements dépressifs, voire des passages à l’acte inopinés, individuels ou/et collectifs.
Il y a des fois des situations qui surviennent dans la vie d’un homme qui peuvent laisser penser l’influence de forces occultes dont l’objectif est de mettre en difficulté les personnes victimes. Dans certaines cultures, on trouve la solution auprès d’un marabout qui justement s’occupe à redonner confiance, santé et même prospérité à ceux qui sollicitent ses services. Les aléas de la vie peuvent contribuer à vous rendre démuni, parfois ce sont les ennuis divers qui vous démotivent, et c’est à ce niveau que le marabout devient incontournable.
« Vous remarquerez déjà que le psychanalyste se distingue par sa foi dans le déterminisme de la vie psychique. Celle-ci n'a, à ses yeux, rien d'arbitraire ni de fortuit ; il imagine une cause particulière là où, d'habitude, on n'a pas l'idée d'en supposer. Bien plus : il fait appel à plusieurs causes, à une multiple motivation, pour rendre compte d'un phénomène psychique, alors que d'habitude on se déclare satisfait avec une seule cause pour chaque phénomène psychologique. »
Cet article vise à explorer les processus psychiques au sein des groupes de travail au-delà des théories de Bion et de Pichon-Rivière. Si nous nous référons à ces deux auteurs, c’est pour deux raisons majeures. La première, c’est qu’ils figurent parmi les rares psychanalystes qui ont développé, à partir des groupes de formation et de thérapie, une théorie et une pratique susceptibles d’éclairer, selon eux, la dynamique de tout groupe de travail. En second lieu, force est de constater que leur audience, près de cinquante ans après leurs premiers travaux, est toujours aussi considérable, non seulement auprès des cliniciens du groupe du monde entier mais également – grâce aux nombreuses formations qui s’en réclament – pour les travailleurs sociaux, enseignants, managers et responsables en tous genres. En effet, alors que l’étude des groupes opératoires (« grupos operativos ») par Pichon-Rivière et ses disciples est surtout mise en œuvre en Amérique latine et en Amérique centrale (Fabris, 2007, Tubert-Oklander et Hernandez de Tubert, 2004), des séminaires de « group relations » qui s’inspirent de la théorie et de la pratique de Bion se déroulent bien au-delà du seul monde anglo-saxon (France, Italie, Israël, Turquie, Hollande, Bulgarie, Suède…).
Le média utilisé varie aussi en fonction de l’âge. Les moins de 25 ans et les moins de 45 ans utilisent plutôt le « chat » (38,8 % et 33,8 %) et la messagerie (36,1 % et 23,4 %) alors que le téléphone est davantage privilégié par les plus âgés qui représentent près de la moitié des appelants. Les bénévoles passent en moyenne 18 minutes avec les personnes au téléphone et 37 minutes par chat.
Angoisse de perte d'objet Réalité psychique Fantasme (psychologie) Fantasme originaire Théorie de la séduction Théorie de la séduction généralisée Sexualité infantile Stade autoérotique Stade oral Stade anal Stade phallique Période de latence Stade génital Scène primitive Scène primitive (masochisme) Stade du miroir Appareil psychique Travail du rêve Régression Première topique Conscient Préconscient Inconscient Seconde topique Ça Moi Surmoi Libido Narcissisme Narcissisme primaire Idéal du Moi - Moi idéal Narcissisme des petites différences Transfert Névrose de transfert Contre-transfert Sublimation Résistance Mécanisme de défense Principe de plaisir Principe de réalité pulsion Pulsion de mort Pulsion de vie Position dépressive Complexe d'Œdipe Complexe de castration Envie du pénis Métaphore du Nom-du-père Forclusion (psychanalyse) Réel, symbolique et imaginaire Ambivalence Névrose Psychose Projection Introjection Position schizo-paranoïde Identification projective Clivage du Moi Déni Perversion Après-coup Association libre Attention flottante Envie et gratitude Perlaboration Refoulement Refoulement originaire Souvenir-écran Idéalisation Identification Identification à l'agresseur
32Ces procédures d’orientation du détenu malade mental sont souvent difficilement applicables. Obtenir une hospitalisation d’office en application de l’article D 398 CPP se révèle souvent bien difficile du fait de la réticence des préfets ou plus souvent encore de celles des secteurs ne disposant pas le plus souvent de services adaptés à l’accueil d’un malade mental judiciarisé, surtout si le sujet a été reconnu responsable et condamné, et si des mesures particulières de surveillance doivent être prises, en particulier pour éviter une évasion.
14A l’appui de la première thèse avançant le fait que la psychiatrie est par trop liberticide, les arguments s’appuient sur la constatation que le nombre d’hospitalisations sous la contrainte ne fait que croître, passant de plus de 20.000 hospitalisations à la demande d’un tiers (HDT) prononcées en 1985, à plus de 40.0000 en 1994 pour atteindre près de 60.000 en 2003. Les HDT représentent actuellement 14% des hospitalisations en psychiatrie contre 11% en 1990 et le bilan des commissions départementales des hospitalisations souligne « une banalisation abusive des HDT en urgence ». Le nombre des hospitalisations d’office reste par contre relativement stable aux alentours de 5.000 depuis 1985. Dans le même temps, le nombre des lits d’hospitalisation à temps complet a été divisé par trois en un quart de siècle et la durée moyenne de séjour est passée de 250 jours en 1970 à moins de 33 jours en 2000. La file active des patients suivis en psychiatrie ne fait aussi que croître témoignant de l’augmentation constante des demandes et de l’élargissement des missions confiées aux équipes soignantes. Au-delà de l’augmentation dénoncée des HDT dans notre pays, nos parlementaires s’inquiètent aussi de la menace pour la liberté individuelle que représentent les sorties d’essai des malades mentaux : « les sorties d’essai sont utilisées comme obligation de soins en ambulatoire sans qu’aucun cadre légal ne garantisse les droits de la personne malade ».16 Il est alors fait référence à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé, qui en établissant les droits de la personne malade, fait du consentement de celle-ci la pièce centrale de la relation médecin-malade et la meilleure protection de la liberté individuelle17. Le Sénat vient de s’émouvoir de cette constatation en proposant une commission d’enquête sur ces pratiques de la psychiatrie publique et G. Hache estimait au parlement que « la représentation parlementaire se trouve face à une menace pour les droits de l’homme »18.

Lectura psicoanalítica del cuerpo familiarEl autor define la noción de cuerpo familiar a partir de un estudio del cuerpo, sobre el cual puede apoyarse un proceso específicamente grupal. El impacto del vínculo corporal en la familia da la certeza necesaria a toda construcción de la identidad del grupo y de sus miembros. Expone luego los aspectos proteiformes del cuerpo familiar, según las etapas evolutivas de la célula familiar. Aborda la imagen inconsciente familiar según modalidades específicas a la terapia familiar ; el dibujo libre del árbol genealógico y de la casa imaginaria.


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41Pour autant un piège restera à éviter avec une vigilance continue, celui de réduire tous troubles du comportement et tout passage à l’acte criminel au seul déterminisme psychologique ou psychiatrique et de n’entrevoir de réponse que soignante. L’augmentation des attentes de la société vis-à-vis de la psychiatrie est préoccupante et nous faut être vigilants à ne pas tomber dans une psychiatrisation de tout comportement dans une société qui, du fait de son organisation et de son évolution, est de plus en plus dure et violente vis-à-vis des siens. Deux tentations très fortes sont à éviter soigneusement28 : Assimiler les crimes les plus horribles à des crimes de malades mentaux, mais aussi penser que la psychiatrie puisse soigner et protéger de toute récidive les sujets atteints de troubles de la personnalité en rapport direct avec une précarisation qui se développe.


La seconde hypothèse avancée par Ehrenberg est qu’il est nécessaire de dépasser l’idée selon laquelle la société engendre des souffrances. Le fait que les normes et les valeurs produisent des pathologies n’est pas nouveau. Ce qui aurait changé en revanche, c’est le statut de la souffrance : de raison de se soigner, elle serait devenue raison d’agir, avec pour conséquence que la santé mentale ne relèverait pas que de la santé publique — car on ne peut la couper de la vie sociale et d’une « attitude » sociale — mais d’un état d’esprit également. Pour soutenir sa thèse alternative, l’auteur se réfère à Marcel Mauss et à son article « L’expression obligatoire des sentiments » :
Les citations que l'on trouvera dans le présent article s'inscrivent directement dans ce contexte du déterminisme puisqu'elles sont tirées, pour la plupart d'entre elles du chapitre 12 de la « Psychopathologie de la vie quotidienne » (c'est-à-dire le dernier du livre) qui s'intitule : « Déterminisme, croyance au hasard et superstition ». Qui plus est, Freud introduit ce chapitre fondamental par les propos suivants :
2. Les ébranlements identitaires, dus à la permanente confrontation des idées, des positions et des valeurs, inévitable dans un vrai travail collectif. L’angoisse de morcellement (Anzieu, 1972) est là qui nous guette dès que nous associons écoute empathique et honnêteté intellectuelle. C’est alors, en effet, que l’on se trouve partagé, hésitant, voire inconsistant (car attiré après réflexion par une proposition que l’on rejetait quelque temps auparavant). L’attribution erronée de propos ou d’actions à des participants et les « faux » souvenirs témoignent de la confusion générée par les débats sur le plan psychique. D’où des défenses, inégalement réparties, contre ce titillement de notre noyau psychotique, qui peuvent prendre la forme d’un raidissement égocentrique, d’un appel groupal à une structure plus forte, à un leadership plus déterminé.
L’histoire du jeu de cartes à jouer, nous savons maintenant que le Tarot est une évolution fascinante d’un objet simple dans une méthode de mise au point pour découvrir la connaissance occulte. Bien que son histoire est trouble, d’après ce que nous savons que le jeu de Tarot a commencé comme un jeu connu sous le triomphe, qui était semblable à combler. À la fin des années 1700, les adeptes de l’occultisme en Europe ont commencé à croire les images symboliques dans les cartes avaient plus de sens que leur avait donné le crédit pour jusque-là. Ils ont commencé à utiliser les cartes pour la divination et peu à peu le jeu de Tarot est devenu une partie de la philosophie occulte.
Or ce qui est réellement intéressant dans le travail d’Ehrenberg, c’est la mise en évidence de la peur que suscite l’autonomie et les dangers qu’elle pourrait représenter pour la démocratie. Utiliser les discours analytiques pour en rendre raison est selon lui l’un des moyens de mettre en scène cette inquiétude. L’hypothèse que la psychanalyse, ou du moins ses débats, est aussi une mise en scène de ces questions reste toutefois impensée.
Jean-Pierre Vernant a dénoncé l'anachronisme et les contre-sens de la lecture psychanalytique du mythe d'Œdipe, en particulier tel qu'il est retravaillé dans la tragédie grecque. Cette fiction exploratoire qui sonde les fondements sociaux, religieux et politiques de la société grecque au moment de sa démocratisation à partir du vie siècle av. J.-C. Ce mythe ne constitue en aucun cas une illustration d'un drame psychologique individuel et familial.
↑ Jung lui-même rappelait l'aspect toujours « théorique » de l'inconscient, dont il donne la définition lui-même : « Centre obscur auquel le terme d'inconscient a seulement la prétention de faire allusion. En lui-même, cet inconscient n'existe point, il n'est qu'une possibilité. » Cité par Gaston Bardet dans Freud et les Yogas, éd. de la Maisnie, Paris, 1991, p. 115.
Mais, en réalité, ce qui manque à l'argument de Jean Laplanche c'est le fait qui si l'on peut trouver de nombreuses assertions freudiennes ou de la psychanalyse qui soient réfutables, l'on peut trouver aussi des assertions réfutables dans les propos ou les écrits de n'importe quel individu, sans pour autant que cela fasse de lui un "scientifique", parce que la réfutabilité dont parle Jean Laplanche, au sujet de Sigmund Freud, n'est en rien au niveau des exigences de la réfutabilité scientifique envisagée par Karl Popper, laquelle exige trois conditions, toutes chronologiquement nécessaires, mais non suffisantes : la réfutabilité logique, puis empirique, puis méthodologique.
« Un psychanalyste, au cours de longues années d'étude (...), pourra déterrer des «causes» en tout genre - (...) - enfouies dans l'inconscient de son patient. Ira-t-on pour autant jusqu'à croire que l'analyste, avec toute la science qu'il a des motifs de son patient, serait en mesure de prédire avec précision le temps que celui-ci mettra pour monter les escaliers ? Le psychanalyste affirmera peut-être pouvoir effectuer même cette prédiction, à condition de disposer de suffisamment de données. Mais il sera incapable d'énoncer les données qui seraient suffisantes à cet égard, et d'en rendre compte. Car d'une théorie qui permettrait à l'analyste de calculer le degré de précision requis des données, il n'existe pas même le soupçon. »
Des éléments biographiques de Freud (et d'autres) relèvent plus de l'hagiographie que de la stricte vérité historique dont la restitution fidèle nécessite travail d'archiviste et de déconstruction comme l'illustre le cas Anna O. que Henri Ellenberger fut le premier à démystifier. Bien des documents (lettres, notes, minutes…) ont été détruits par Freud lui-même ou par sa fille aînée (Anna Freud), caviardés, ou soustraits délibérément à l'investigation d'historiens indépendants, et pour des années comme une partie des archives freudiennes conservées à la bibliothèque du Congrès à Washington [réf. nécessaire].

À l’appui de ces hypothèses, Ehrenberg mobilise les discussions psychanalytiques sur les « nouvelles » pathologies qualifiées de narcissiques. Celles-ci symbolisent selon l’auteur une nouvelle subjectivité, et une nouvelle personnalité, toutes deux liées à la nouvelle valeur phare : l’autonomie. Ehrenberg montre comment des sociologues, notamment Sennett et Lasch, utilisent ces notions psychanalytiques pour élaborer une sociologie qui va devenir le modèle pour parler des maux des sociétés individualistes. En France, il souligne le rôle particulier joué par Lacan et son « ordre symbolique ». Le personnage de Narcisse devient représentatif d’une vision morale et politique de l’individualisme, ainsi qu’une méthode pour combiner psychanalyse et sociologie. C’est cette vision et cette méthode qu’Ehrenberg met à l’épreuve. En effet ces deux approches se proposent de résoudre, chacune pour elle, bien qu’en empruntant à l’autre, le problème des relations entre symptômes, personnalité et normes sociales. Leur critique est conservatrice, qu’elle se veuille optimiste ou pessimiste, car elle se propose de dénoncer un double mouvement de désinstitutionnalisation des rapports sociaux et de psychologisation. Ehrenberg rejette cette analyse conservatrice en mettant le doigt sur les limites respectives de la psychanalyse, qui se pare régulièrement de prétentions sociologiques, et des sciences, comme la sociologie ou la philosophie, qui emploient des concepts psychanalytiques (Ehrenberg 2010, p. 31).
Veillez a garder un esprit ouvert quand vous obtenez votre lecture psychique. Il est parfaitement acceptable d’etre curieux et meme un peu prudent, mais essayez de ne pas etre conflictuelles ou sceptique. Une capacité psychique dépend de la lecture dans leurs pensées et leurs émotions. Si vous vous sentez votre hésitation entraver leurs chances d’une bonne lecture.
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