L’image inconsciente du corps familial sera constitutive de celle de l’individu, et fera résurgence lorsque lui-même réinventera sa propre famille. C’est ce que nous repérons dans les répétitions de conflit à chaque génération. Les familles rejouent à leur insu des secrets, du non pensable légué au niveau du corporel, où seule l’interaction ou la somatisation reste une voie de décharge des affects sans nom. Nous avons vu que l’image du corps détient la groupalité psychique, liée à l’espace de regroupement intersubjectif qui permet une régression psychique – sorte de rêve ou de holding onirique selon Didier Anzieu (1984) ou André Ruffiot (1985, 1990) au moment de toute crise liée à un changement positif ou négatif (naissance, décès). L’image du corps prend forme et donne corps à l’esprit de famille, car elle précède tout individu en lui présentant un prétexte déjà «?historisé?» dans la transmission intergénérationnelle d’une part, et d’autre part, des restes bruts, énigmatiques, liés à l’héritage transgénérationnel, devront être hébergés à l’insu du sujet, pour autant qu’ils ne se réaniment pas sous forme de présences fantomatiques parasitant le corps et la psyché de son hôte (Abraham N., Torok M., 1978).
« C'est à celui qui n'a pas approfondi la nature du langage que l'expérience d'association sur les nombres pourra démontrer d'emblée ce qu'il est essentiel ici de saisir, à savoir la puissance combinatoire qui en agence les équivoques, et pour y reconnaître le ressort propre à l'inconscient. En effet, si des nombres obtenus par coupure dans la suite des chiffres du nombre choisi, de leur mariage par toutes les opérations de l'arithmétique, voire de la division répétée du nombre originel par l'un des nombres scissipares, les nombres résultants s'avèrent symbolisant entre tous dans l'histoire propre du sujet, c'est qu'ils étaient déjà latents au choix où ils ont pris leur départ ». (In : J. Lacan, Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 269.).
Toutefois, les groupes de travail ne se réduisent pas aux groupes homogènes de métiers, loin de là. Les groupes de projets plurifonctionnels, les « task-forces », les équipes virtuelles internationales (Chevrier, 2012), les équipes de recherche pluridisciplinaires et, plus communément, les équipes de travail au sein des organisations offrent la possibilité d’une exploration de leur dynamique manifeste et inconsciente. Un champ très vaste est donc ouvert à ce sujet. Explorer la relation entre une activité groupale spécifique et les processus psychiques qu’elle sollicite au sein du collectif de travail, telle est la perspective qui se dégage au terme de notre réflexion.
Les prémices de la formation du corps familial en tant que représentation contenante et délimitante se feraient à l’apparition d’un moi-peau qui recouvre le noyau syncrétique de la cellule familiale pour lui donner un lieu dans l’espace, afin que les projections psychiques d’origine extra-territoriale à chaque sujet puissent venir s’y déposer et s’y inscrire sous forme de traces pictographiques, notion définie par Piera Aulagnier (1975). Ces éléments seront nécessaires aux protopensées d’une psyché originaire du groupe familial. Car c’est par le bombardement psychique venu des psychés singulières, mais aussi de la psyché groupale (comprise comme création de l’interfantasmatisation), que le corporel deviendra vivant. Je l’entends dans le sens de Françoise Dolto (1984), lorsqu’elle parlait de la «?vivance du somatique?», c’est-à-dire d’exprimer une subjectivation par le biais d’états émotionnels, de réactions comportementales ou de conduites sous-tendues par un désir inconscient. C’est parce que les éprouvés corporels sont ressentis par les autres en écho, en résonance mimétique, qu’il y aura, par contagion psychique, des états d’être au monde semblables. Chaque bébé reçoit un héritage projectif originaire, sorte de fonds commun inconscient d’ordre familial déposé en lui. De cette toile de fond ressortira une première esquisse de représentation corporelle du soi, qui est donc de nature groupale, pour plus tard permettre qu’un moi corporel spécifique à l’individu puisse advenir. La façon dont ce dernier vivra son corps sera déterminée d’abord par le vécu des autres qui induisent une manière d’être touché, puis une façon d’être regardé spécifique à la famille. Certaines parties corporelles seront privilégiées ou interdites selon les croyances de la mythologie familiale et de sa culture sociale.
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Une fois ces deux distinctions effectuées entre déterminisme prima faciae et déterminisme post faciae, l'on peut encore identifier deux autres distinctions pour chacune des précédentes. On aurait, d'une part, un déterminisme prima faciae absolu, et le même déterminisme dans une version relative, et, d'autre part, un déterminisme post-faciae absolu, et ce même déterminisme dans sa version relative.
Le terme de souffrance psychique permet-il d’éviter cette impasse ? Sa mise en dialectique avec celui de souffrance sociale conduit à un consensus purement formel entre les acteurs du champ social et les professionnels du soin psychique, consensus qui ne résiste pas à l’épreuve du terrain. Le concept de santé mentale, de plus en plus utilisé, n’est pas d’un grand secours; en effet, soit il désigne la psychiatrie en tant que discipline médicale et dispositif de soins, soit il évoque la santé publique.

Comment comprendre alors la genèse et la portée du dispositif inventé par Bion ? Quelque peu traumatisé par son expérience de la guerre et l’exercice de l’autorité hiérarchique assimilée à un pouvoir trop souvent illégitime, récalcitrant face aux méandres pathogènes des organisations bureaucratiques, Bion, pourtant initialement intéressé par la réalisation de la tâche [2][2] N’oublions pas que Bion était avant tout intéressé,... au sein des groupes et le « juste » investissement des rôles par chacun, créa curieusement un dispositif où ces deux dimensions étaient difficilement appréhendables. Ni l’institution, ni les participants ne pouvaient véritablement s’y retrouver car la démarche de Bion, à partir d’une intuition féconde, était insuffisamment élaborée, peut-être trop réactionnelle au regard du contexte. Refusant toute structure et toute autorité apparente en contraste avec le cadre militaire auquel étaient confrontés ses patients et dont il était auparavant le garant sur le terrain, il adopta une posture où la libre parole, aussi vécue comme un laisser-faire, allait de pair avec des interprétations groupales pour le moins mystérieuses, en partie liées aux hypothèses de base. En cassant volontairement toute structure classique, Bion sollicita ainsi les anxiétés psychotiques paranoïdes et dépressives, pour lesquelles l’œuvre de Melanie Klein avait éveillé sont intérêt. Ne déclarait-il pas : « J’irai jusqu’à dire que ce sont ces dernières [les anxiétés primitives liées aux relations d’objet partiel] qui sont à l’origine de toutes les formes de comportement de groupe » (Bion, 1965, p.?130) ; sans doute avec l’hypothèse que leur analyse permettrait à la fois de mieux comprendre les phénomènes de groupe, d’accroître l’autonomie des sujets et de les aider à guérir. Toujours est-il que le phénomène psychosocial en cause nous semble plus proche de la prophétie autoréalisatrice (Rosenthal et Jacobson, 1971) que d’une découverte « scientifique » (à laquelle, au demeurant, Bion ne prétendait pas vraiment) : quoi de plus normal en effet que d’osciller entre la dépendance (à un instituant qui ne nous explique pas grand-chose ni de son projet ni de son dispositif et vis-à-vis duquel nous n’avons pas de demande particulière), l’attaque-fuite (fruit de mouvements paranoïdes et dépressifs compréhensibles vu la situation [3][3] Bion se déclarera d’ailleurs surpris que, en tant que...) et le couplage (c’est-à-dire la recherche constante d’une sortie de cette situation inconfortable) ? Bion, bien qu’il ait inventé son dispositif avant d’avoir entrepris une analyse, l’a peut-être calqué sur celui de la cure individuelle, provoquant la régression en groupe (reproche formulé par Nitsun, 1996) et jouant du transfert dans une situation qui ne s’y prêtait pas nécessairement. L’a-t-il réalisé dans l’après-coup ?
Dans une conférence de presse, l’évêque d’Orléans Mgr Jacques Blaquart, est revenu sur le suicide d’un prêtre de son diocèse le 19 octobre dans son presbytère, à Gien (Loiret). Le procureur de Montargis Loïc Abrial a confirmé qu’une enquête préliminaire pour « suspicion d’agression sexuel... Dans une conférence de presse, l’évêque d’Orléans Mgr Jacques Blaquart, est revenu sur le suicide d’un prêtre de son diocèse le 19 octobre dans son presbytère, à Gien (Loiret). Le procureur de Montar... Lire la suite
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Lorsque vous été sur votre enquête paranormale vous avez à faire un exercice de nettoyage, de se débarrasser de toutes sortes de différent d'énergie qui peuvent avoir attacher les mêmes pour vous. Ce n'est pas grave Peu importe ce type d'énergie, il est inoffensif ou plus dangereux, que vous voulez vous débarrasser de lui et le quitter, de sorte que vous n'avez pas glisser quelque chose avec vous à la maison.
Signalons d’emblée une ambiguïté dans la position de Bion face à ces hypothèses de base. D’un côté il affirme que l’une ou l’autre d’entre elles est toujours sous-jacente au niveau de la tâche (considérée comme rationnelle) mais, par ailleurs, il tient à préciser que « ce n’est que lorsqu’un groupe commence à agir selon une hypothèse de base que les difficultés surgissent » et qu’il est « beaucoup plus susceptible d’être submergé par les hypothèses de base lorsqu’il n’est pas structuré » (Bion, 1965, p.?91). Une question ne manque donc pas de se poser : les hypothèses de base constituent-elles l’inévitable fonds commun de tous les groupes ou dépendent-elles du cadre dans lequel les groupes évoluent ?
Mission : "Les CREAI ont pour mission principale d’être des lieux de repérage et d’analyse des besoins et d’étude des réponses à y apporter, des lieux de rencontre et de réflexion entre les élus, les représentants des forces sociales et ceux des administrations concernées, de fournir des analyses et des avis techniques aux décideurs, ainsi qu’aux gestionnaires des établissements et services.".

Beaucoup, pour ne pas dire la plupart, de médiums offrent une question ou lecture gratuite aux premiers clients. Ceci est fait pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ça permet aux gens qui ne savez pas comment ils pensent des médiums pour tâter le clairvoyant et découvrir si les lectures psychiques sont quelque chose pour laquelle ils voudraient payer. Après tout, peu de gens sont prêts à payer pour un service dans lequel ils n’ont pas foi. En proposant des lectures gratuites, les médiums peuvent potentiellement élargir leur clientèle. Deuxièmement, ça permet au client de tester les capacités du psychique. Ceci est très similaire à la première raison, mais ça s’applique à tous les clients, les croyants et les sceptiques. Quelqu’un qui essaie les services d’une nouvelle voyante aura évidemment des questions sur le niveau de compétence de leur lecteur et une question gratuite permet d’évaluer ceci. Enfin, la manière dont une question est répondue vous permettra de savoir le niveau de professionnalisme auquel vous pouvez vous attendre quand ou si vous vous engagez dans leurs services payants. Par exemple, la rapidité avec laquelle ils répondent vous dira combien ils apprécient la possibilité de faire une lecture pour vous et vous gagner potentiellement comme un client payant.
Toute tentative thérapeutique est un projet de prédiction, puisque l'on prédit que par l'application de certaines techniques thérapeutiques soutenues par la corroboration de certaines théories universelles, le patient « guérira » de ses névroses, ou alors « trouvera » un nouveau sens positif à sa vie. Ainsi, et en se basant sur le déterminisme psychique absolu (et aprioriste), la psychanalyse devrait pouvoir réaliser, d'après Popper, des prédictions thérapeutiques, ou tout autre type de prédictions se rapportant au comportement et au psychisme humain, avec n'importe quel degré de précision stipulé à l'avance.
Pierre Janet représentant de cette école, est l'un des premiers français à critiquer la psychanalyse, en tant qu'elle n'apporterait aucun vrai concept nouveau, et sa seule nouveauté serait le trop fort poids qu'elle donne à la sexualité. Janet serait précurseur de Freud sur nombre d'idées relatives à l'hystérie ou aux traitements psychologiques. Il reprochait notamment à Freud son utilisation du symbolisme :
« S'il ne s'agissait que d'une association au même sens que d'autres, personne n'aurait pu trouver à y redire et elle aurait simplement été utile. Mais c'est le type d'association qui est néfaste. Plutôt que de s'efforcer d'avoir beaucoup de points de contact avec le reste de la science et d'autres scientifiques, l'Association s'est isolée du monde extérieur avec des barbelés, ce qui blesse tant les amis que les ennemis. […] Les psychanalystes eux-mêmes ont justifié les méchantes remarques de Hoche sur le sectarisme, qui à l'époque étaient injustifiées. »
Mais ce qui est surprenant dans le petit ouvrage de MM. Vaschide et Pieron, qui ont pourtant la prétention de passer en revue les principaux jugements de la psychologie contemporaine sur les rêves prophétiques, c'est de voir négliger les faits racontés par les auteurs dont MM. Vaschide et Pierron s'occupent et qui sortent du cadre des explications auxquelles ces messieurs rapportent tous les phénomènes. Par exemple, lorqu'ils parviennent à parler du livre du Dr Macario, ils s'en tirent en disant :
« Comme l'ont souvent fait remarquer les anthropologues (en particulier Lévi-Strauss), la pensée magique ne se caractérise pas par la négation du déterminisme, mais plutôt par l'adhésion à une forme universelle et particulièrement rigoureuse de déterminisme. Elle exclut le hasard et l'accident de façon beaucoup plus définitive et radicale que ne pourrait le faire la croyance scientifique à l'existence de lois naturelles qui déterminent le cours des événements. »
↑ Culture et Socialisme [archive], 3 février 1926. « La tentative de déclarer la psychanalyse « incompatible » avec le marxisme et de tourner le dos sans cérémonie au freudisme est trop simpliste, ou plutôt trop « simplette » ». Lettre à E. Bauer [archive], 10 octobre 1931. « Vous avez tout à fait raison de supposer que j'ai un peu mélangé l'école de base de la psychanalyse avec une branche divergente. Quant à l'élève ingrat, Alfred Adler, je le connais depuis des années, je l'ai fréquenté d'assez près en particulier par l'entremise de mon ami Ioffé. C'est alors que j'ai pris connaissance de divers ouvrages de Freud. Mais je dois avouer que j'ai toujours cru que c'était Freud qui avait jeté les bases de la théorie des handicaps surmontés, et qu'Adler n'avait fait que la développer par la suite. Mais je suis bien de votre avis : Freud est incomparablement plus profond et plus spirituel que cet Alfred Adler, limité et autosatisfait. » La Révolution russe [archive], novembre 1932. « L'anthropologie, la biologie, la physiologie, la psychologie ont rassemblé des montagnes de matériaux pour ériger devant l'homme dans toute leur ampleur les tâches de son propre perfectionnement corporel et spirituel et de son développement ultérieur. Par la main géniale de Sigmund Freud, la psychanalyse souleva le couvercle du puits nommé poétiquement "l'âme" de l'homme. Et qu'est-il apparu ? Notre pensée consciente ne constitue qu'une petite partie dans le travail des obscures forces psychiques. De savants plongeurs descendent au fond de l'Océan et y photographient de mystérieux poissons. Pour que la pensée humaine descende au fond de son propre puits psychique, elle doit éclairer les forces motrices mystérieuses de l'âme et les soumettre à la raison et à la volonté. »
On note que dans la précédente citation, Freud ne précise, à priori, aucune classification des nombres ou des mots (même si, dans le reste du livre, il s'attache à étudier l'oubli des noms propres de manière séparée, il en conclut, dans le chapitre 12, à l'extension d'un déterminisme psychique absolu à tous les mots), sachant que l'expression les nombres, implique logiquement tous les nombres (quel que soit le nombre de chiffres pouvant les composer), et que l'expression n'importe quel mot, implique aussi tous les mots, quel que soit leur sens, leur composition en syllabes, et le nombre de lettres. C'est ainsi que dans la « Psychopathologie de la vie quotidienne », Freud prend l'exemple du mot « taganrog » (ibid, page 269). Ce mot, de prime abord absurde et dénué de sens, appartient au genre de mot qui intéresse Freud au premier chef, puisqu'il permet de justifier l'emploi de l'interprétation pour en dégager le sens psychique inconscient lequel devient logiquement signifiant jusque dans l'agencement même des syllabes les unes par rapport aux autres, si l'on tient compte de l'affirmation de Freud selon laquelle tout hasard et tout non-sens doivent être exclus dans la détermination d'un tel mot.
Mais, en réalité, ce qui manque à l'argument de Jean Laplanche c'est le fait qui si l'on peut trouver de nombreuses assertions freudiennes ou de la psychanalyse qui soient réfutables, l'on peut trouver aussi des assertions réfutables dans les propos ou les écrits de n'importe quel individu, sans pour autant que cela fasse de lui un "scientifique", parce que la réfutabilité dont parle Jean Laplanche, au sujet de Sigmund Freud, n'est en rien au niveau des exigences de la réfutabilité scientifique envisagée par Karl Popper, laquelle exige trois conditions, toutes chronologiquement nécessaires, mais non suffisantes : la réfutabilité logique, puis empirique, puis méthodologique.

La précarité résulte de la perte d’une ou plusieurs des sécurités essentielles. L’aspect déficitaire n’est toutefois pas suffisant pour rendre compte du processus qui s’installe et qui conduit l’individu ou le groupe familial à ne plus pouvoir reprendre pied par lui-même. La souffrance psychique est-elle parfois à l’origine de ce processus ou en est-elle l’expression? Est-elle présente à la conscience, repérable dans le discours, ou n’est-elle exprimée qu’au niveau du comportement et du corps? Ses formes d’expression sont elles-mêmes sources de complications sociales, ainsi la consommation de substances psycho-actives. On croit connaître assez bien le processus de désinsertion, que connaît-on du processus de socialisation, de création et de développement du lien social? Le dénuement rend difficile ou compromet le travail de soin et de (ré)insertion sociale. Ce dernier peut-il être crédité d’une vertu thérapeutique quand il se donne pour objectif de restaurer un lien social attaqué par ce qui peut être lu comme la projection d’un appareil psychique, lui-même développé dans un contexte familial et social désorganisé, non contenant, aux transmissions intergénérationnelles pathogènes?
Dans un autre registre, une grande confusion est engendrée par l’absence de discussion sur son besoin de ne pas choisir entre le naturalisme et ce qu’il nomme le constructivisme, et qu’il réduit le plus souvent à Foucault dans ses essais. Après une lecture attentive de ces chapitres, on peut bien établir quelques suggestions, mais de fait, Pierre-Henri Castel ne nous livre pas d’argumentation conséquente concernant la gêne qu’il ressent face au constructivisme. De plus, sa volonté de ne pas aborder explicitement la psychanalyse, quand on sait l’importance qu’elle conserve à ses yeux2, surprend et interroge sur la conception de toute la démarche. L’auteur semble montrer une plus grande sympathie à l’égard des approches naturalistes, se sentant probablement le devoir de les défendre face à un lectorat qu’il imagine réticent au réductionnisme biologique, qu’envers les thèses qu’il qualifie de constructivistes. Cette situation est-elle la cause ou le résultat du choix des thèmes de ces essais ? L’auteur se propose ainsi de présenter les problèmes posés par les modèles animaux3 ou par la question d’une origine cérébrale du syndrome de Gilles de La Tourette. Mais l’approche de Castel reste difficile à cerner, voire contradictoire. Par exemple, avançant que les modèles animaux « entretiennent des rapports réellement éclairants avec la clinique mentale, parce qu’ils montrent l’impossibilité de lire directement le mental dans le neurobiologique, comme le neurobiologique dans le mental » (Castel 2009, p. 67), il soutient par la suite que « les modèles animaux de la psychiatrie biologique nous mettraient sous les yeux la force déterminante de […] mécanismes de base » et « empêcherai[en]t la spiritualisation rétroactive des bases de la maladie mentale ». La réflexion de Castel admet ainsi un certain déterminisme, que l’auteur ne semble pas souhaiter discuter, mais qu’il n’est en outre pas nécessaire d’adopter pour reconnaître une matérialité biologique à des manifestations cliniques.

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La naissance convoque un regroupement familial afin de venir témoigner de la réalité d’un nouveau venu. Ce dernier vient déstabiliser l’homéostasie du groupe, car il représente d’une part, malgré toute la technologie médicale, un risque de mort et de souffrance pour la mère ou pour lui-même, si l’accouchement se passe mal?; et d’autre part il met en exergue l’existence des absents et des ruptures fréquentes de relations dans les familles «?décomposées et recomposées?».
Étant toujours inscrit dans des rapports sociaux, le travail est l’objet de tensions, de débats et de conflits, le fruit de représentations individuelles et sociales qui s’entrechoquent. De plus, le travail n’est pas la « tâche première » (primary task), comme la confusion existe souvent à ce sujet. La tâche première correspond en effet à la prescription, définie le plus souvent par la hiérarchie. Le travail, c’est l’activité mise en œuvre concrètement pour tenter de réaliser la prescription (Amado et Lhuilier, 2011), et une telle tentative nécessite la créativité des travailleurs (à tous les niveaux d’une organisation) qui implique, le plus souvent, une transgression des règles et procédures. En effet, les meilleures prescriptions du monde ne peuvent anticiper les imprévus, les failles, les insuffisances que le réel dévoile et impose (Clot, 2009 ; Dejours, 2009 ; Lhuilier, 2006a).

Ce courant, comme la psychiatrie, a trouvé préférable, au début des années 1980, de se référer pour le diagnostic à des classifications descriptives unificatrices, pouvant également servir de base à des travaux scientifiques qualifiés de qualité. Ainsi le concept de névrose a été remplacé par d'autres catégories diagnostiques, comme celles des troubles anxieux et des troubles de l'adaptation dans les dernières classifications internationales (CIM-10 et DSM-IV).

On citera, Pierre-Henri Castel, (chargé de recherches au CNRS (Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques-Université Paris 1-École Normale Supérieure) et au Centre de Recherche Psychotropes, Santé mentale et Société, (CNRS-INSERM-Université Paris 5), psychanalyste, membre de l'Association Lacanienne Internationale), sur le déterminisme freudien :
Là où les psychiatres sont convaincus de ne manipuler que des notions définies par des procédures tatillonnes, quantitatives, ou qui ressortissent à l’objectivation psychologique du meilleur aloi, […] vise à démontrer qu’on n’apprend quasiment rien sur ce dont ils parlent, mais énormément sur les biais divers, en général de nature sociale ou morale, que manifestent leur approche (Castel 2009, p. 9).
Tous les champs ou les spécialités dans l’industrie psychique peuvent mener des sessions live. Quel que soit la raison pour laquelle un est a la recherche d’un lecteur psychique, il n’y a toujours vivant tarot, psychic moyen direct, clairvoyant live, clairsentience live, live clairaudience, astrologue live et une foule d’autres praticiens qui peut etre abordée en direct pour une lecture psychique. Ayant une session live n’est pas une prérogative de toute compétence et de spécialité. Il peut etre fait par tous les praticiens qui choisissent de.
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