Or, il nous semble que, si l’incontestable mérite de ces deux chercheurs est d’avoir approfondi l’étude des phénomènes groupaux inconscients, ceux qui prennent place sous la réalisation de la tâche, ce sont précisément la nature et la conception de cette dernière qui me conduisent à questionner la généralisation des phénomènes observés. En d’autres termes, les analyses tirées des groupes de formation et de thérapie ne me semblent pas rendre compte nécessairement de toute la chimie complexe des groupes de travail, les dispositifs mis en œuvre en limitant, selon moi, la portée. Certes, les groupes de thérapie et de formation produisent un travail mais ils visent avant tout un développement individuel (même s’ils donnent lieu à un travail groupal) alors que les groupes de travail que j’envisage ici sont avant tout centrés sur une production collective « extro-centrée ».
2Le « lieu de l’inconscient », titre choisi pour la traduction, ne rend pas compte de l’ambition de l’auteur qui est de traiter la question de l’origine de la vie psychique. « Origines » est le titre en anglais, traduisant là l'inaccessible de l’éclaircissement d’un des mystères de l’homme et donc de sa nécessaire mise en question. Cet ouvrage reprend ses travaux précédents1 et les ouvre à la psychanalyse anglaise. L’auteur, qui s’inscrit dans un courant de pensée de la philosophie analytique, dans la lignée d’auteurs comme Freud, Jung ou même Lacan, avait démontré la validité de l'inconscient freudien par une approche philosophique. Ici il l'ouvre à une approche radicalement processuelle du psychisme. Le sujet ne se pense pas sans un autre qui le fonde. L’auteur s’intéresse ainsi à ce qui est au fondement, à la genèse de l’humanité.
Dans son livre intitulé L'Imposture scientifique en dix leçons, le journaliste scientifique Michel de Pracontal qui s'appuie notamment sur le critère de Popper pour identifier les pseudo-sciences44, donne son point de vue sur la psychanalyse. Il pense que dans son cas, (contrairement à Popper), que « le modèle des sciences de la nature ne s'applique pas à toutes les formes de connaissances et de théories45. » Pour Pracontal, on peut soutenir que « la théorie psychanalytique est une théorie interprétative, qui permet de donner du sens à des comportements subjectifs », et que « l'expérience montre que trouver un sens aux événements de sa vie peut aider à se sentir mieux, ou moins mal. » Ceci suffirait à valider, « d'une certaine manière, les théories de Freud45. » Mais, selon lui, ce que dit la psychanalyse ne pourrait être du même ordre que ce que nous apprend la physique, la chimie ou la biologie, et ce, contrairement à ce qu'avait toujours affirmé Freud.
Bien sûr, si l’on recentre notre réflexion sur les groupes de travail (et non plus sur les groupes thérapeutiques), on peut y retrouver des épisodes où les hypothèses de base – dépendance et attaque-fuite surtout –, ou bien des phénomènes collectifs qui s’en rapprochent, peuvent être repérés. Mais il convient de faire plusieurs remarques à ce sujet. En premier lieu, elles peuvent donc être le produit d’un comportement volontaire ou inconscient de la personne centrale qui crée ainsi la dépendance et la contre-dépendance. Elles peuvent également ne pas correspondre à des mécanismes de défense inconscients mais à des réactions préconscientes, conscientes ou/et stratégiques de la part de participants au groupe susceptibles d’y trouver leur compte. Une courte vignette permet d’illustrer ce point.
« Vous remarquerez déjà que le psychanalyste se distingue par sa foi dans le déterminisme de la vie psychique. Celle-ci n'a, à ses yeux, rien d'arbitraire ni de fortuit ; il imagine une cause particulière là où, d'habitude, on n'a pas l'idée d'en supposer. Bien plus : il fait appel à plusieurs causes, à une multiple motivation, pour rendre compte d'un phénomène psychique, alors que d'habitude on se déclare satisfait avec une seule cause pour chaque phénomène psychologique. »
32Ces procédures d’orientation du détenu malade mental sont souvent difficilement applicables. Obtenir une hospitalisation d’office en application de l’article D 398 CPP se révèle souvent bien difficile du fait de la réticence des préfets ou plus souvent encore de celles des secteurs ne disposant pas le plus souvent de services adaptés à l’accueil d’un malade mental judiciarisé, surtout si le sujet a été reconnu responsable et condamné, et si des mesures particulières de surveillance doivent être prises, en particulier pour éviter une évasion.

De plus, Freud parle de « certaines » insuffisances et actes, donc, a priori, d'un déterminisme psychique absolu qui ne s'appliquerait que dans certains cas concernant la causalité psychique et non dans tous les cas. Autrement dit que l'individu n'est pas, selon Freud entièrement soumis au principe du déterminisme qu'il propose. Mais après la lecture globale de l'œuvre de Freud, il semble qu'il s'y inscrive bien, c'est en tout cas l'avis des épistémologues critiques de la psychanalyse tel que Karl Popper.
L'erreur fondamentale de Freud serait d'avoir fondé un apriorisme absolu en excluant le hasard et le non-sens au niveau du déterminisme psychique inconscient. Comme l'écrivent Bouveresse et Sulloway, seule une telle version du déterminisme pouvait permettre à Freud de prétendre investiguer des associations libres et de n'entrevoir que des causes exclusivement psychiques des névroses ou des psychoses.
L’intervention rapide de médecins psychiatres, de psychologues et d’infirmiers préalablement formés et intégrés aux unités d’aide médicale urgente (SAMU-SMUR) doit garantir une prise en charge immédiate et post-immédiate satisfaisante des victimes et permettre d’éviter l’installation des troubles de stress post-traumatique. Dans les vingt-quatre premières heures de l’événement, cette prise en charge médicale spécialisée, est indispensable pour aider la victime à penser de nouveaux repères. Dans une situation de type « catastrophe », le décès d’une ou plusieurs personnes peut précipiter les témoins et particulièrement les proches dans l’effroi et rendre cet événement potentiellement traumatique.
Le déterminisme prima faciae et relatif, pourrait signifier ceci : « cet objet qui se présente devant nos yeux et que nous nommons, est sans doute déterminé par telle(s) loi(s) causale(s). Des tests seront nécessaires à notre verdict ». Cette forme de déterminisme est indispensable pour la science, parce qu'aucune recherche ne peut démarrer sans la formulation d'hypothèses. Aucune hypothèse ne peut naître sans tentative de description sélective apriori. Et aucune description sélective n'est possible sans la possession apriori de termes et d'énoncés universels au sens strict, donc d'un savoir acquis déjà corroboré par des tests précédents, ou alors orientée par une conjecture purement métaphysique (d'où la notion de préscience de Karl Popper). Sans l'usage de cette forme de déterminisme, aucune recherche scientifique ne peut débuter. C'est ce que Karl Popper n'a eu de cesse de démontrer dans toute son œuvre épistémologique. Personne ne peut reprocher à Freud d'avoir formulé des conjectures, y compris des conjectures métaphysiques. Ce n'est pas Popper, en tout cas qui lui en aurait fait le reproche, mais plutôt les positivistes du Cercle de Vienne, dont le projet avéré était d'éliminer complètement et dès le départ, tout énoncé métaphysique de la Science. Dans son livre « Les deux problèmes fondamentaux de la théorie de la connaissance », Popper, qui fut « l'opposition officielle » aux thèses du Cercle de Vienne (sans jamais être adepte du positivisme logique, mais au contraire, s'accusant, dans « La Quête inachevée » d'avoir « tué le positivisme »), est bien entendu d'accord sur le fait que les énoncés métaphysiques doivent progressivement être éliminés de la Science, puisque son critère de démarcation est justement un critère, comme il le précise, entre science et métaphysique, et qu'il considère que les énoncés infalsifiables sont métaphysiques (comme les tautologies ou les énoncés existentiels au sens strict). Mais il démontre que la plupart des sciences prétendument « exactes » comme la Physique, ont toutes débuté à partir de conjectures métaphysiques, qui, grâce au rationalisme critique, ont pu être reformulées en hypothèses falsifiables puis se prêtant à des tests empiriques, indépendants, et intersubjectifs. Le reproche que l'on doit faire à Freud est donc d'avoir pris une position sur le déterminisme qui fut totalement métaphysique, pour une position capable d'avoir des conséquences empiriques, et aussi, une valeur scientifique.
Comment comprendre alors la genèse et la portée du dispositif inventé par Bion ? Quelque peu traumatisé par son expérience de la guerre et l’exercice de l’autorité hiérarchique assimilée à un pouvoir trop souvent illégitime, récalcitrant face aux méandres pathogènes des organisations bureaucratiques, Bion, pourtant initialement intéressé par la réalisation de la tâche [2][2] N’oublions pas que Bion était avant tout intéressé,... au sein des groupes et le « juste » investissement des rôles par chacun, créa curieusement un dispositif où ces deux dimensions étaient difficilement appréhendables. Ni l’institution, ni les participants ne pouvaient véritablement s’y retrouver car la démarche de Bion, à partir d’une intuition féconde, était insuffisamment élaborée, peut-être trop réactionnelle au regard du contexte. Refusant toute structure et toute autorité apparente en contraste avec le cadre militaire auquel étaient confrontés ses patients et dont il était auparavant le garant sur le terrain, il adopta une posture où la libre parole, aussi vécue comme un laisser-faire, allait de pair avec des interprétations groupales pour le moins mystérieuses, en partie liées aux hypothèses de base. En cassant volontairement toute structure classique, Bion sollicita ainsi les anxiétés psychotiques paranoïdes et dépressives, pour lesquelles l’œuvre de Melanie Klein avait éveillé sont intérêt. Ne déclarait-il pas : « J’irai jusqu’à dire que ce sont ces dernières [les anxiétés primitives liées aux relations d’objet partiel] qui sont à l’origine de toutes les formes de comportement de groupe » (Bion, 1965, p.?130) ; sans doute avec l’hypothèse que leur analyse permettrait à la fois de mieux comprendre les phénomènes de groupe, d’accroître l’autonomie des sujets et de les aider à guérir. Toujours est-il que le phénomène psychosocial en cause nous semble plus proche de la prophétie autoréalisatrice (Rosenthal et Jacobson, 1971) que d’une découverte « scientifique » (à laquelle, au demeurant, Bion ne prétendait pas vraiment) : quoi de plus normal en effet que d’osciller entre la dépendance (à un instituant qui ne nous explique pas grand-chose ni de son projet ni de son dispositif et vis-à-vis duquel nous n’avons pas de demande particulière), l’attaque-fuite (fruit de mouvements paranoïdes et dépressifs compréhensibles vu la situation [3][3] Bion se déclarera d’ailleurs surpris que, en tant que...) et le couplage (c’est-à-dire la recherche constante d’une sortie de cette situation inconfortable) ? Bion, bien qu’il ait inventé son dispositif avant d’avoir entrepris une analyse, l’a peut-être calqué sur celui de la cure individuelle, provoquant la régression en groupe (reproche formulé par Nitsun, 1996) et jouant du transfert dans une situation qui ne s’y prêtait pas nécessairement. L’a-t-il réalisé dans l’après-coup ?
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Certains médiums doivent également payer pour la dotation. Les clairvoyants qui sont bien connus et très recherchés peuvent avoir des heures d’appels téléphoniques et emails pour passer au crible et répondre. Parfois, c’est trop pour une seule personne de gérer tout eux-mêmes, donc ils doivent embaucher un assistant pour les aider dans certaines activités quotidiennes d’une affaire de services psychiques. Cet assistant, comme n’importe quel assistant de bureau ou votre assistant personnel, exige un salaire.
« La conclusion générale qui se dégage des considérations particulières développées dans les chapitres précédents peut être formulée ainsi : certaines insuffisances de notre fonctionnement psychique […] et certains actes en apparence non-intentionnels se révèlent, lorsqu’on les livre à l’examen psychanalytique, comme parfaitement déterminés par des raisons qui échappent à la conscience47. »
9L’auteur reprend le processus de transformation des sensations en pensée et en décline les moments logiques, selon Freud, Lacan et d’autres analystes. Le point central de J. Mills est de démontrer que dès les premiers de temps de vie, de manière inconsciente et active, le bébé pense. Au vu de son immaturité, ceci se produit par l’intermédiaire de la mère. « Le connu impensé est nécessairement précédé et médiatisé par l’implication relationnelle avec la mère » (p. 319). Il se démarque (p. 250) de la position lacanienne qui serait de penser que tout vient de l’extérieur. Pour l’auteur, justement, le bébé a des outils déjà là pour penser. Pour l’auteur, l’émotion est présente dès l’origine, dans tous les objets de signification. L’image nait de ces expériences intérieures pour conduire à une représentation pour un objet de connaissance. La pensée est différente selon qu’il s’agit de représentations de mots et de choses. Il reprend la distinction freudienne : représentation de choses ce sont les impressions sensori-motrices liées à des objets de perceptions tandis que les représentations de mots sont liées à des opérations linguistiques. Pour l’auteur, cela est logiquement démontré lorsque l’enfant est dans le monde, il interagit avec les autres et faisant cela il est. L’auteur s’intéresse aux agis comme étant des pensées inconscientes. La cognition c'est-à-dire une forme de pensée consciente, rigide n’entre pas dans sa réflexion.
Sur le déterminisme psychique absolu, Freud écrit : « On sait que beaucoup de personnes invoquent à l'encontre d'un déterminisme psychique absolu, leurs convictions intimes de l'existence d'un libre arbitre. Cette conviction refuse de s'incliner devant la croyance au déterminisme52 » ; excluant tout « hasard » et « valable sans exception », mais aussi « aprioriste », ce qui est le trait distinctif crucial du déterminisme psychanalytique53.

Joints à vue Auric notre liste de capacités psychiques les plus populaires. Vue Auric est la capacité spéciale de voir l'aura, ou ce champ d'énergie qui entoure les autres. Beaucoup de gens ne sont pas conscients du fait que tout le monde a une aura. Tout le monde a une aura qui est unique par sa forme et sa couleur. L'aura donne un aperçu de la personnalité, l'humeur, les émotions et la santé de la personne. C'est l'énergie de l'aura d'une personne, qui envoie des \"vibes\" sur une certaine personne ou un endroit à première vue.
Selon nous, la plupart des séminaires de dynamique de groupe visent surtout la dernière dimension en s’appuyant sur l’exploration du seul « hic et nunc » sur la base de tâches dont le rapport avec la vie professionnelle est loin d’être évident. Il y manque l’analyse du contexte institutionnel, de la nature du travail et du rôle joué par le dispositif formatif mis en œuvre.
40Pourtant, depuis la création de la clinique au décours de XIXe siècle, la psychiatrie publique est dans notre pays restée très présente dans la prison, avec la mise en place des secteurs médicopsychologiques régionaux depuis les années 1970 et surtout dans son rôle moteur pour la mise en place de la loi de 1994, qui fait que les hôpitaux remplissent toutes les missions de soins dans les établissements pénitentiaires. Depuis 1994, le secteur de psychiatrie générale intervient dans de la prison au titre de ses missions régulières et les SMPR ont la possibilité d’admettre des détenus présentant des troubles mentaux pour autant qu’ils soient consentants quand ils relèvent d’un établissement de leur région de rattachement. Il conviendrait manifestement de conforter le dispositif de soins psychiatriques actuels dans son intervention dans la prison sans pour autant se cacher les difficultés qu’amènera la pénurie à venir dans le dispositif de soins de secteur. Assurer une meilleure liaison fonctionnelle entre les secteurs de psychiatrie générale, les UMD, les UHSA et les SMPR sera une obligation dans ces prochaines années.
Malgré toutes ces critiques, les avis demeurent toujours sujets à controverse sur le problème de la scientificité de la doctrine freudienne, et des psychanalystes comme Daniel Widlöcher (ancien président de l'IPA), pensent même que rien ne s'oppose à ce que la psychanalyse soit la science de la subjectivité opérant dans son laboratoire : l'analyse des associations libres des patients.

« La psychanalyse est-elle une science ? Elle ne répond pas aux critères (science unifiée, domaine et méthodologie définie). Elle répond aux traits d'une secte philosophique (organisation fermée, initiation hautement personnelle, doctrine changeante mais définie par son adoption officielle, culte et légende du fondateur.» « Et encore ceci : Ce que Freud a introduit : […] retour au système « secte » antique : […] initiation de caractère plus qu'intime, sacrifices d'argent considérable[s], doctrine commune, culte du Fondateur. »
Notre société serait devenue trop individualiste. Les « vraies » valeurs se perdraient et nous assisterions à l’affaiblissement généralisé des liens sociaux. C’est à ce mythe que s’attaque Alain Ehrenberg dans La société du malaise, en étayant sa critique par une analyse comparée de ces discours catastrophistes aux États-Unis et en France. Les ambitions de son travail sont multiples. Il s’agit d’une part d’engager une discussion théorique autour de l’utilisation des concepts d’individu et de société dans les recherches sociologiques. D’autre part, la démarche permet de contextualiser le concept d’autonomie et les valeurs qui lui sont attribuées. Le livre vise deux objectifs : « clarifier le fait que les relations sociales se donnent désormais dans un langage de l’affect qui distribue entre le mal de la souffrance psychique et le bien de l’épanouissement personnel ou de la santé mentale » et « montrer […] que nous en savons bien plus que nous croyons concernant la relation entre les deux catégories du “ psychologique ” et du “ social ” » (Ehrenberg 2010, p. 12).
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