Vient ensuite la fameuse position de Freud vis-à-vis des nombres et des mots isolés. Comme on le constatera, ces éléments se révèlent dans la position freudienne, comme tout à fait centraux et déterminants. En effet, l'interprétation sur les nombres et les mots isolés était considérée par Freud comme exempte de l'accusation selon laquelle il pourrait suggérer les réponses à ses patients dans le sens de ses théories. Trois citations fondamentales :
De plus en plus d'analyses et de recherches publiées à orientations historiques et épistémologiques mais aussi thérapeutiques92, remettent en question les résultats et la validité des méthodes employées par Freud, ses effets thérapeutiques, mais aussi, la probité scientifique et morale de celui-ci. Selon Mahony, « Dora », aurait été traumatisée deux fois : par son agresseur, puis par son thérapeute (Freud) :
Si, dans l’ensemble, les thèses d’Ehrenberg sont pertinentes et méritent toute notre attention, elles n’échappent pas entièrement aux écueils que ce type de démarche conceptuelle rencontre. Il est évidemment difficile de tenter une telle histoire de l’esprit des institutions démocratiques sans user de certaines généralisations et de raccourcis. Il serait à l’inverse facile de pointer le réductionnisme de certains aspects de la démonstration ou le caractère moins étayé de certaines propositions. Dans une entreprise d’une telle ambition, il serait étonnant de ne pas devoir forcer le trait par endroits pour montrer la cohérence de l’ensemble. Je me contenterai de faire quelques remarques touchant plus particulièrement au cœur de l’analyse d’Ehrenberg : le rôle de la psychothérapie et de la psychanalyse.
L’épistémologie de Popper précise que les objets d’une recherche, quels qu’ils soient, ne peuvent être observés, décrits, ou prédits que sur la base de termes et d’énoncés universels a priori, dont ils dépendent pour formuler des hypothèses ; que ce sont toujours eux qu’il faut tester, et que logiquement, seuls les tests indépendants et dont la valeur intersubjective peut-être contrôlée par d’autres chercheurs peuvent acquérir une valeur scientifique. Il ne pourrait donc y avoir de « science du subjectif » sans devoir recourir à des méthodes « objectives » pour son « objectivation scientifique ».
L’un des premiers problèmes surgissant est l’absence d’une discussion du concept d’autonomie, non seulement de manière générale, mais en particulier sa présence dans les théories psychanalytiques étudiées et dans la pratique qui s’en réclame. Car il ne nous est pas proposé uniquement une analyse des discours sur l’individualisme, puisque l’auteur démontre un réel intérêt à établir que l’inquiétude décrite est intrinsèque à la démocratie. L’auteur fait l’hypothèse que la psychothérapie d’orientation analytique joue un rôle dans l’instillation de cette peur, tout en cherchant à y répondre. On peut voir dans l’enquête d’Ehrenberg des différences majeures dans les objectifs que se donnent les thérapeutes américains par rapport à leurs homologues français. On peut interpréter le contraste ainsi : les premiers ressentent le besoin de guider les individus en cure à renforcer leur self reliance et une certaine autonomie, avec le projet de leur permettre une participation démocratique à la société, pour les seconds l’heure est plutôt à la dénonciation d’une situation où les individus se trouvent contraints par un discours hétéronome astreignant chacune et chacun à la réalisation de soi par soi-même. Ces démarches ne situent et ne conçoivent pas les ressources de la même façon. L’individu américain possèderait des ressources qu’il ne parvient pas toujours à mobiliser et le rôle du thérapeute est de l’aider à les percevoir, tandis qu’en France, peu de capacité d’action étant concédée aux individus, l’injonction à l’autonomie deviendrait mensongère et tromperait les personnes en les chargeant d’une responsabilité qui ne leur reviendrait pas. La capacité d’action serait « à l’extérieur de l’individu », dans les institutions, souvent réduites à l’État. On voit que l’on retrouve ici une perspective individualiste, opposant l’individu à la société. Ehrenberg semble cependant accepter comme un fait l’idée que la démarche psychothérapeutique serait ce qu’elle dit d’elle-même, c’est-à-dire un programme démocratique.
Au-delà de ces considérations, il semble bien, comme nous l’avons signalé ci-dessus, que le travail peut jouer, dans les groupes de formation et/ou d’intervention, le rôle de « médiat » – au sens de médiation. Or, comme le précise Kaës (2004, p.?14), « la médiation permet au sujet d’explorer sans s’y perdre l’espace interne puis l’espace commun et partagé ». En soulignant l’absence de danger (« sans s’y perdre ») de tels groupes à médiation, Kaës laisse bien entendre l’aspect structurant (défensif, disent certains) du médiat, sa fonction transitionnelle pourrait-on dire aussi (Amado et Ambrose, 2002 ; Amado et Vansina, 2005) susceptible de favoriser, parallèlement à l’exploration et à la réalisation de l’activité, un travail psychique « sécurisé », en quelque sorte. Car, en échangeant autour du travail, on parle de bien d’autre chose au fond, dont on est à moitié dupe parfois, et l’on comprend bien des choses aussi, sur soi-même, sur les autres et sur notre forme de présence au monde et d’action sur celui-ci.

Éléments de capacités psychiques sont présents dans tout le monde. Cependant, le degré de chaque personne est différente. Il ya beaucoup de signes différents pour savoir si vous êtes psychique. Plus encore, il existe de nombreux types de dons psychiques. En fait, certaines personnes sont même bénis avec plus d'une capacité extraordinaire. Avez-vous jamais ce type de don psychique que vous pourriez avoir demandé? Voici une descente de capacités psychiques les plus populaires:
Bien sûr, si l’on recentre notre réflexion sur les groupes de travail (et non plus sur les groupes thérapeutiques), on peut y retrouver des épisodes où les hypothèses de base – dépendance et attaque-fuite surtout –, ou bien des phénomènes collectifs qui s’en rapprochent, peuvent être repérés. Mais il convient de faire plusieurs remarques à ce sujet. En premier lieu, elles peuvent donc être le produit d’un comportement volontaire ou inconscient de la personne centrale qui crée ainsi la dépendance et la contre-dépendance. Elles peuvent également ne pas correspondre à des mécanismes de défense inconscients mais à des réactions préconscientes, conscientes ou/et stratégiques de la part de participants au groupe susceptibles d’y trouver leur compte. Une courte vignette permet d’illustrer ce point.
7. L’ambivalence face à la transgression. Elle est ainsi souvent à l’œuvre dans les groupes de travail, alors que nous avons évoqué sa nécessité pour pouvoir accomplir le travail. Tout se passe comme si la prescription résonnait de façon surmoïque, infiltrée inconsciemment par les imagos parentales. D’où, par culpabilité (ou par stratégie si des risques divers sont clairement perçus) un conformisme qui empêche la résolution créative des problèmes abordés. Ajoutons que la culpabilité et un conformisme irréaliste peuvent être stimulés dans les dispositifs étroitement groupe-analytiques dès lors qu’est remarqué, voire stigmatisé, un écart face à la prescription, à la tâche première.
Castel reproche de manière explicite au déterminisme freudien d'être beaucoup trop large en faisant en sorte que « rien n'échappe aux lois de l'inconscient ». Pour Castel, le déterminisme tel que l'a envisagé Freud n'a ainsi plus « aucune valeur explicative dans le réel », puisque, selon ses termes il se métamorphoserait en « principe métaphysique » (Castel).
Certes, l'intérêt d'une analyse n'est pas de se lancer dans de telles prédictions. Mais il reste que toute tentative thérapeutique est un projet de prédiction puisque l'on prédit que par l'application de certaines techniques thérapeutiques soutenues par la corroboration de certaines théories universelles, le patient guérira de ses névroses, ou alors trouvera un nouveau sens positif à sa vie. Mais comme la psychanalyse postule explicitement le genre de déterminisme insoutenable invalidé par Karl Popper, on serait en droit de lui demander de réaliser des prédictions avec n'importe quel degré de précision stipulé à l'avance sur l'évolution d'une névrose.
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